ÿl4 ASTRONOMIE, LIV. XIV.
horizontal. En effet, si l’axe n’étoit pas perpendiculaire à cette lignedes deux points, on peut voir par la fig. 214 , que dans une des
P ositions , la ligne des points prendroit une direction EF, et dansautre cas, une position GH ; ainsi elle ne sauroit être à-plomb dansle renversement de la lunette, ou dans le retournement de l’axe,après avoir été à-plomb dans la première position ; il n'y a que laseule ligne C D qui puisse être verticale dans les deux cas. Quand ,par le moyen de la ligne CD , on a placé l’axe bien horizontalement,on est sûr que l’axe optique de la lunette qui lui est perpendicu-laire (2600), décrit exactement un vertical. Lorsqu’on se serviradu niveau à bulle d’air pour rendre l'axe horizontal, on aura recoursà l’article du niveau (2616).
On a proposé pour cette même vérification , d’observer l’imagede l’étoile réfléchie par une surface de mercure qu’on met à terre;si elle passe en même temps que l’étoile dans la lunette, on est sûrquel’axe est horizontal. Pour vérilierl’axe d’un cercleentier (2333),M. Ramsden a imaginé de mettre un fil-à-plomb en dehors, et il lerapporte sur des points qui sont à la même distance du plan en hautet en bas ; ce dont il est facile de s’assurer, parceque le cercle est
r arfaitement plan, et qu’il contient, par un simple et léger contactla même distance , les deux pièces qui portent les points dont j’aiparlé.
2604. On est assuré par les deux vérifications précédentes que lalunette, en tournant sur son axe, décrit un grand cercle ( 2600),et que ce grand cercle est un vertical ( 26o3 ) ; il faut encore faireen sorte que ce vertical soit le méridien même, c’est-à-dire, qu’il
f iasse par le pôle du monde. Si l’on a la liberté de faire tourner launette méridienne jusqu’au nord vers les étoiles circompolaires, onse procure aisément cette vérification ton observe les passages d’unemême étoile au-dessus et au-dessous du pôle; et si les intervalles detemps sont égaux, c’est une preuve que la lunette passe exactementpar le pôle , et qu’elle tourne dans un cercle de déclinaison ; ce quiforme la condition la plus importante de cette sorte d’instrument^L’on a déjà fait que le cercle décrit par la lunette passe aussi auzénit; on est donc certain que ce cercle est véritablement le mé-ridien.
2<5o 5. Si l’on n’a pas la facilité d’observer les étoiles circompo-laires , on se servira des hauteurs correspondantes. En supposantles deux premières vérifications bien exactes , il suffira de mettre lalunette dans le méridien en un seul point, pour qu’elle y soit danstous les autres ; en effet, puisque la lunette est perpendiculaire à