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Tome troisieme.
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S ï S T R O N 0 ïl I E, Il V, XV.

Î )onr lors en vue cette extrême précision ; et il paraît aujourd'hui quea toise dont se servit Picard étoit plus peLite que la nôtre d’envi-ron un millième, puisque celle-ci a fait trouver la distance qu’il ya de Brie-Cornte-Robert à Montlliéry , plus petite de i3j toises suri3ooo, que suivant Picard(265q). M. le Gentil me dit , en 1756,qu’il avoitvu une toise deCassini, qui étoit un peu plus longue quel’étalon du Châtelet. Celui de Canivet, qui lui venoit de Langloisson oncle., ingénieur pour les instnunens de l’académie, étoit aussiun peu plus grand que la toise du Pérou , d’environ ~ ou ^ de ligne ;peut-être qu’il avoit été usé parle frottement qu’exigeoit entre lesmains défaitiste l'usage continuel d’un pareil instrument. La Cailleavoit une toise de Langlois, dont il s’étoit servi au Cap ( Mém4701, pag. 433 ) : elle s’étoit perdue en ij56 , lorsqu’il l’apportadans les salles de l’académie pour la comparer avec les autres toises ;mais elle est parvenu»entre les mains de M. le Gentil. ( Voyagesaux Indes 1, 44^ » Il » 332 ).

2646. Lorsqu’il fut question d’un voyage en Amérique pour lamesure du degré au Pérou ( 2678 ), la Condamine fit faire avecgrand soin deux toises de fer par Langlois ( Mém. acad. 1747 ,pag. 499, 1772,487; Godin alla en vérifier une sur l’étalondu Châtelet de Paris ( Mesure des 3 degrés , pag. y S et y6) , dumoins autant qu’on le pouvoit faire sur un modèle défiguré par uneusure de 65 ans : la Condamine vit ces deux toises chez Langlois ,présentées au même étalon ; elles furent comparées aussi dans l’a-^cadémie ; 011 y appliqua , à l’aide d’une loupe , un compas à verge,garni de deux pointes ; méthode à la vérité où il pourrait bien seglisser^ de ligne d’erreur : elles furent, aussi ajustées l’une contrel’autre sur une table, et les deux faces de chaque extrémité , soieau tact, soit à la loupe, parurent d’une exacte continuité.

Mairan avoit fait faire quelques mois auparavant, par Langlois 7une toise pour servir à ses expériences du pendule simple : C’est unerègle , dit-il, toute pareille à celle qui a été emportée au Pérou ,( Mém. t acad. iy?>5 , pag. i5y ). Camus et Bouguer assurèrent, le23 juin 176 , à l’académie , le premier comme l’ayant vu , et le se-cond comme l’ayant oui dire cent fois par Godin , que la toise por-tée au Pérou, et celle qui servit sous le cercle polaire, avoient étéexactement comparées à celle de Mairan , après avoir été faitestoutes ensemble par Langlois , de même qu’une autre qui fut en-voyée à Londres. Cependant la Condamine ne s’est point rappelled’avoir vu comparer la toise de Mairan avec celle du Pérou dansl’académie en iyo5 , ni même d’avoir oui dire à Godin qu’il les eut

confrontées ;