PARALLAXE ANNUELLE DES ÉTOILES FIXES. 8l'
tout par ses idées relativement aux instrumens , essaya de déter-miner ces variations ( An attempt to prove the motion of the earthJrom observations made bj Robert Hooxe, London, 1674, 4 °* a8 p.).Il avoit placé au college de Gresham , à Londres , une lunette de36 pieds, pour observer les distances au zénit de y du Dragon ;il trouva, dit-il, cette étoile d’environ 2,3" plus au nord le 6 juillet1 66p que le 21 octobre; Flamsteed en concluoit avec HooKe la pa-rallaxe annuelle de 1 5 " ; le mauvais temps et une maladie l’empê-cherent de continuer ; son objectif fut cassé avant qu’il eût pu com-
F léter ces observations : on voit qu’il n’étoit pas encore satisfait deexactitude des instrumens , et c’est bien injustement qu’on l’asoupçonné d’avoir ajusté ses observations sur un système adoptéd’avance.
2800. Picard voulut vérifier ces observations ; mais la hauteurméridienne de la Lyre observée dans les deux solstices lui parut lamême, ce qui étoit contraire aux observations de HooKe, commeil l’annonça dans l’académie , le 4 juin 1681 ( Hist. célest ., p. 2Û2).On voit en effet, par les loix de l’aberration, que la différence estinsensible d’un solstice à l’autre.
2801. Flamsteed ayant observé l’étoile polaire, en 1689, avecson mural ( 2827, 25 q 1 ), et dans les années suivantes, trouva quela déclinaison étoit plus petite de ^o" au mois de juillet qu’au moisde décembre; ces observations étoient justes, mais elles ne prou-voient point la parallaxe annuelle, comme le fit voir Cassini ( Mém .acad. x699 ). Au reste, quoique Flamsteed crût reconnoître l’effetde la parallaxe annuelle dans les différences qu’il avoit observées,il avoit quelques doutes sur ses observations, et il souhaitoit quequelqu’un voulût faire construire un instrument de i 5 à 20 piedsde rayon sur un fondement inébranlable , pour éclaircir une ques-tion qui, sans cela, disoit-il, pourrait être bien long-temps indécise.'Cassini crut trouver dans Sirius une parallaxe de 6 " {Mém. acad.\1771, pag. 2 65 ).
2802. Lorsque Rowley voulut placer un objectif dans une destours de S. Paul de Londres pour observer cette parallaxe annuelle,Newton s’y opposa; il craignit que le bâtiment venant à changer,ne dérangeât la situation de la lunette , et ne fît tirer de faussesconséquences dans une matière qui étoit aussi délicate; Newtonqui, par le moyen de l’attraction, avoit si bien démontré le mou-vement de la Terre, ne vouloit pas qu’on répandît des nuages surune théorie très certaine, en y introduisant des observations équi-Tome UI. L