1 88 ASTRONOMIE^ L I V. XVIII.
la Terre. Whiston a trouvé (.les résultats fort différens, en employantla durée de leurs immersions, ( The longitude discovered by theJupiter’s planets, London 1738 ,pag. 7 ) ', le 4 e lui parsissoit le moin-dre de tous. Je parlerai ci-après des différences qu’on remarque dansces grandeurs apparentes (3o5i ) ; on verra que Cassini regardoit le4' comme le plus grand des quatre satellites.
3o38. Par les observations àeLynn , rapportées dans les Transac-tions Philosophiques ( n° . 3 q 3, 3q4^ 396, 401 , 402, 44o, depuis1723 jusqu’à 1736), Whiston trouve quele premier satellite emploie1 10", le second 2' 20", le 3 e 3' 4 Q, \ le 4' 5' 3o", à entrer dans l’om-bre de Jupiter, lorsqu’ils y entrent perpendiculairement; The lon-gitude discovered, etc. 1738, pag. 8. Maraldi donna des résultatsdifférens dans les Mém. de 1734. De là on pourrait conclure le'ursdiamètres apparens vus du centre de Jupiter; par exemple, le 4' sa-tellite , en 5'3o" de temps, parcourt 6' j"de sou orbite ; ainsison dia-mètre fait environ un angle de 6 ' vu du centre de Jupiter ; or , ladistance en demi-diametres des Jupiter 25, 3, multipliée par le sinusdu demi - diamètre 3' 3", donne ainsi le diamètre du 4' satelliteserait ~ de celui de Jupiter, ce qui ne fait que le quart decelui de laTerre. Wargentin m’écrivoit, en 1767 , qu il avoit comparé les om-bres des satellites sur Jupiter, et qu’il avoit trouvé le 3 e et le 4 e 5 à6 fois plus larges que le premier, et le second deux fois moindre quele premier. M. Bailly a employé à cette recherche une méthodeplus exacte (3o46).
Voici les diamètres des satellites, vus de Jupiter, suivant Cassini,dans ses tables , Whiston et M. Bailly ( Mém. 1771, pag. 5 9 o ,619,6 23 ) : j’y ai ajouté le 4% d’après des observations que j’ai faitesen 1788.
Cassini.
Mollis ton.
M. Bailly et moi.
I
5 9 ' 4"
60' 58"
6o f 20"
II
38 1
28 25
29 42
III
24 5p
53 40
22 28
IV
i3 32
11 19
9 39
En multipliant le sinus de cet ara par la distance du satellite endiamètres de Jupiter, on aura le diamètre en parties de celui deJupiter.
3o3p. Les masses des satellites, c’est-à-dire leurs quantités dematière ou leurs forces attractives, sont encore plus difficiles à déter-miner, pateequ’eiles supposent la valeur des densités connue. On