CONFIGURATIONS DES SATELLITES. 199
rence •,ainsi, .quand le point eSt sous l’alidade, au-dessus du cen-tre, du côté de A, on juge que le satellite est derrière Jupiter; onjuge qu’il paroît sur son disque, si le point est en-dessous de Ju-piter ou du côté de B.
On y marque aussi les temps où le satellite est dans l’ombre;pour cet effet, il faut tendre un fil du centre C à la circonférencede l’écliptique , mais sur un point différent du point A de laquantité de la parallaxe annuelle ; à gauche, si Jupiter a passél’opposition : ce fil représentera l’axe du cône d’oinbre qui est surla ligne menée du Soleil à Jupiter , et on lui supposera la même lar-geur qu’à l’alidade AB.
3o5y. Si l’on connoît l’heure du passage de Jupiter au méridien ,on trouvera, à très peu près, la situation de cette oinbre parle moyendu petit demi-cercle qui est au bas de la figure, et où j’ai marquél’effet de la parallaxe annuelle. Les heures du passage à gauchesont pour le soir, dans une figure redressée. Je suppose que Ju-piter passe au méridien à 2 heures ou à 10 heures du matin ; l’on abais-sera du point marqué 2 et 10 une perpendiculaire sur le diamètrePOR ; la distance OS du centre à la perpendiculaire marquerala quantité dont l’axe de l’ombre est à droite de l’alidade AC surla circonférence extérieure AV de l’écliptique.
La. grandeur de l’espace EF sur lequel j’ai figuré les quatresatellites , au bas delà plancheXXXVI, paroîtroit plus considérableà certaines personnes ( 1515), ou avec de forts télescopes : maiscela est indifférent ; il suffit que, dans la configuration, toutes lesparties soient bien proportionnées.
Il y a, dans la planche XXXVII ( fig. 261 ) , un semblableinstrument pour les satellites de Saturne (3o65).
3o58. Le temps où il importe le plus de connoître la situationapparente des satellites de Jupiter est celui des immersions et desémersions; c’est pourquoi je vais parler séparément des effets dela parallaxe annuelle sur la situation des satellites au temps deséclipses. On peut voir des tables à ce sujet, données par Flamsteed( Philos . Trans. 1686 , n°. 184 ), et parWhiston ( The longitudediscovered , etc. ); mais je trouve que cet effet peut se représenterpar une simple figure , avec une précision suffisante pour l’usagedes observateurs.
Soit I le centre de Jupiter (fg. 258), environné des orbesde ses quatre satellites ; IG la ligne des syzygies ou l’axe du côned’ombre; GE un arc de n°, pris sur la circonférence de l’orbitedu 4' satellite; cet arc étant égal à la plus grande parallaxe an-