Equateur lunaire. 3a q
ment ; mais ils sont moindres, à cause de l’obliquité du rayon visuel,et les taches du milieu ont réellement de plus grandes variations;elles sont donc préférables pour les observations. Mayer a choisi latache n° 24 dans notre ligure, appellée Manilius (ou dans HeveliusInsula Besbicus) celle de Menelaiis (ou Byzantium) , celle de Dio-nysius, et celle de Censorinus, n° 32 , qui est située à i’extrémité dePromontorium acutum. Ce sont autant de points lumineux qui se dis-tinguent très bien, même dans la pleine Lune, et qui se peuvent pla-cer très exactement sur les fils d’un micromètre. Nous parlerons ci-,après du choix qu’011 doit t aire entre les observations d’une nf^metache (33i8). Voici la table des observations que Mayer lit en 1748sur la tache de Manilius , et dont je vais faire usage pour déter-miner la situation de l’équateur lunaire; j’y ajouterai ses principauxrésultats. Je dois avertir que le mémoire contient de plus grands dé-tails , tant sur les observations que sur les réductions qu’on y doitfaire. 11 est vrai que les observations ne sont pas d’une extrême pré-cision , par la nature de l’instrument dont Mayer se servoit : cepen-dant il seroit utile de donner une traduction entière de ce mémoire,cpû est très instructif, et qui est écrit en allemand : au reste je vaisfuie en soi le d’expliquer ici tout ce qu’il y a d important sur cet ar-ticle.
331o. L’équateur lunaire est représenté par le cercle QNL’(fig. 275) tracé sur le globe de la Lune ; D T NB est l’écliptique, oudu moins un cercle parallèle au plan de l’écliptique, P le pôle de l’é-quateur lunaire, A le pôle de l’écliptique , AP la distance de ces deuxpôles , qui est égale à l’inclinaison de l’équateur lunaire sur l’éclip-tique; c’est cet arc AP (qui est d’environ 2 0 ) que nous cherchons ac-tuellement , et qui est une des inconnues du problème. Soit M unetache de la Lune, telle que Manilius, par laquelle on tirera un cerclede latitude AMB jusqu’à l’écliptique NB, et un méridien lunairePML jusqu’à l’équateur lunaire NL; l’arc MB est la latitude de latache qu’on connoît par observation , et AM sa distance au pôle del’écliptique; cette distance est variable dans chaque observation,mais c’est une des données du problème. L’arc ML du méridien lu-naire est la latitude sélénographique de Manilius , ou sa distance àl’équateur lunaire (a) : c’est une quantité constante , pareeque noussupposons les latitudes sélénographiques invariables comme les lati-tudes terrestres; et c’est une-des trois choses que nous avons à cher-cher dans la solution de ce problème.
w C’est ce qu e nous avons appellé Déclinaison solaire quand il s’agissoit destaches du Soleil (026.2).