projection nus CARTES GÉOGRAPHIQUES. 6x9
rcform pa«r 385 ). Pylhéas de Marseille, au rapport de Strabou( L I ) rendant l'Isle de Tlmié ( r 3 r ) çomroe la partie la plus occi-dentale qui fût connue, y plaroit le commencement des longitu-des- Eratosthene commencoit aux Colonnes d Hercule ou au détroitde Gibraltar'; Marin de Tyr et Ptolemée, les plus célébrés des géogra-phes anciens, placèrent le premier méridien aux Isles, Fortunées, ap-pelles aujourd’hui les Canaries ; mais ils ne déterminèrent porntlaquelle de ces isles étoit la plus occidentale et devoit servir determe de numération. Parmi les Arabes, Alfragan , Albategmus tNassir-Eddin et Ulug-Beg , comptèrent aussi des Isles Fortunées ;mais Abulfeda, géographe célébré, comptoit ses longitudes d’un mé-ridien plus oriental de io°que celui de Ptolemée, et l’on croit queO’etoit pour le faire passer à l’extrémité occidentale d’Afrique , oùétoient selon lui les Colonnes d’Hercule, ou à Cadix, devenue fa-meuse par la conquête des Maures en Espagne : voilà pourquoi leslongitudes dans Abulfeda sont plus petites de 10 9 que dans les autresgéographes arabes qui ont suivi Ptolemée ( V . Greaves in Hudsonceoc. min., pag. 8). , , ,, , „
Lorsque les Açores eurent été decouvertes par les Portugais enT / /g, il y eut des auteurs qui comptèrent les longitudes de l'Isle deTercere. Les cartes de Gérard Mercator, mort en 1594, qui for-ment leWand Atlas publié en 1628 par Hondius, donnent 3 ° de lon-gitude à l’Isle de Fer; Jodocus Hondius, mort en 1611, lui en donne12 dans sa carte d’Afrique insérée au même Atlas.
On trouve des cartes géographiques, même, celle de Toscanepubliée à la calcographie de Rome en 1745 , où les longitudes sontplus «mandes de 5 ° \ que celles que l’on compte de l’Isle de Fer priseà 2O 0 °de Paris : mais dans Riccioli et dans la plupart des cartes desderniers siècles, on voit la longitude de Rome de 36 ° en partant del'Isle de Fer, au lieu de 3 o que nous comptons actuellement, parce-qu’ou se trorapoit sur la position des Isles Canaries.
1 Guillaume Jansson Blacw, dans ses 4 parties du monde, publiées en1624, et Jean Blacw son fils, dans son nouvel Atlas, placèrent le pre-mier méridien au Pic de Ténériffe, montagne très élevée que lesnavigateurs apperqoivent de loin , et qui sembloitêtre un point dedépart fixé par la nature même. Les Hollandois s’en servent encore ;mais ils comptent 3 0 3 ' de moins que nous en allant vers l’est, quoi-que le Pic soit 19 0 o r à l’occident de Paris. Jansson, dans ses hémi-sphères plans, Ortélius, dans sa carte universelle, Gerarçl Merca-tor le jeune, Bercius , dans son Europe abrégée , le mirent a 1 Isle deFuega ou Saint-Philippe, l’une des Isles duCap-Verd, sur ce qu ils