iv PRÉFACE.
que distinction parmi les Villes les plus anten-nes , & nous en citerons pour preuve le ténoi-gnage de César dans le sixième Livre a: sesCommentaires , où il est dit, » Qu’il trandéra» les Etats à Paris : Concïlium Lutetiam ìarï-» forum transulit. «Enfin si nous voulons [asterjuí'qu’au règne de Philippe Auguste ; nous avronsun Eloge complet de cette Ville, dans les huitvers suivans tirés du Poème de Guillaunc leBreton , intitulé la Phillipeide.
,> Urbibus urbs speciofa magis, bonacujus ad ungiem« Commendare mihi seníus brevicate negatur :
,, Quac caput est regni, qua: grandia germina rerun-, Educat , Sc doctrix existit totius orbis,
» Cui, quamvis verc toti prarlucear orbi,» Nullus m orbe locus : quoniam tune temporisilam»> Reddebat palus Sc terra: pinguedo lutosam ,n Aptum Parisii postière Lutetia nomen.
Sans donc nous arrêter ici, ni à la situationavantageuse de Paris, ni à la félicité des Provincesqui l’environnent &c qui s’emprestèntà lui four-nir toutes les nécessités de la vie, &. tout ce quela richesse & l’opulence peuvent désirer , nousnous attacherons principalementà faire connoîtredans ses plus grands détails une Ville qui a leLouvre oc la Seine pour les Emules du Capitole& du Tibre. Nous y procéderons d’après un Planméthodique & raisonné , placé à la tête de ce pre-mierVolume.leproposantcomme un guide sûr,&un fil certain, avec lequel le Lecteur pourraavancer & s’arrêter , fans crainte de s’égarer ,dans toutes les parties de ce Labyrinthe, & enméditer à son aile toutes les beautés : ut ea vene-retur & tantis nominibus ajsurgat.