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» (Fêtre le modèle & les guides de ceux qui, fans avoir la mê-» me capacité', se destinent à remplir la même profession ,» dans les Provinces, & dans les lieux où il ne seroit pas facile» d’établir une semblable Loi. Aces CaU SES , &c.
La Faculté' de Médecine avoir tenté un procès aux Chirur-giens , dans lequel les Médecins prétendaient qu’ils dévoientprésider aux Cours publics qui se font dans ('amphithéâtre deSaint-Cóme , interroger les Afpirans, &c. ; mais par Arrêtde la Grand’Chambre , rendu au rapport de M .Mingui, aumois de mars 172.4 , les Médecins furent déboutés de mitesleurs demandes, & les Chirurgiens ne furent obligés qu’auserment que les Prévôts électifs prêtent tous les ans au Doyetxde la Faculté de Médecine , le lendemain de la Fête de SaintLuc , & à la redevance d’un écu d’or qu’ils lui payent tous lesans au même jour. Voici le Règlement que Sa Majesté jugea-à propos d’établir en 1750, pour constater les droits respectifsdes Docteurs en Médecine de la Faculté de Paris, oc desMaîtres en l’Art & Science de la Chirurgie de cette mêmeVille.
Le Roi ayant permis, par l’Art. XII. de l’Arrêt rendu enson Conseil le 12 avril 1749 , tant an Doyen & Docteurs-Ré-gens de la Faculté de Médecine de Paris, qu’à son premierChirurgien , de lui présenter tels Mémoires & projets dcRéglemens qu’ils estimeraient propres à porter la Médecine& la Chirurgie à leur plus grande perfection ; le sieur de laMartiniere , son premier Chirurgien , a tiroir représenté à SaMajesté, que s’il est important pour les habitans de la Capitaledu Royaume , de maintenir, ainsi que Sa Majesté l’a fait parl’Arrêt du 12 avril 1749 , l’étude des lettres parmi les Chirur-giens de Paris, afin qu’ils puissent acquérir une connoissance-plus parfaite des règles de l’Arc & Science de la Chirurgie »il ne seroit pas moins utile , pour faciliter les progrès d’unArt si nécessaire au genre humain , de fixer, d’une manièreplus précise, Tordre qui sera observé dans les cours de Chi-rurgie , établis par les Lettres-patentes du mois de décembre1724, & d’y ajouter une Ecole-pratique d’anatomie & dopé-rations , où les Elèves pussent journellement pratiquer fousla direction des Maîtres de cette Ecole , ce qui leur auroit étéenseigné dans lesdits Cours; & que, pour y rendre plus assidusceux qui étudient la Chirurgie , il seroit fort nécessaire deles obliger à s’inscrire au commencement de chacun desditsCours , fur les registres des Démonstrateurs 011 Maîtres quien seront chargés, auíli-bieun que fur ceux de ladite Ecole»