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premier blanc, que les Amidonniers appellent indifféremmentle gros ou le noir, &qui couvre le vrai Amidon, ou le secondblanc de délions: ce gros ou noir fait le profit le plus considé-rable des Amidonniers, parce qu’ils le vendent ou qu’ils legardent pour engraisser des porcs.
Dès qu’on a enlevé de dessus le second blanc , le gros ou lenoir , on verse un seau d’eau claire sur les craílês qu’on alaissées en tirant ce noir ; & après avoir bien rincé le dessus dusecond blanc ou de l’Amidon , on met ces rinçures dans unautre tonneau; leur dépôt forme l’Amidon commun. Aprèsque le dessus du second blanc est bien rincé, on trouve aufond de chaque tonneau une épaisseur d'Amidon, propor-tionnée à la bonté des recoupes & griots dont on s’est servi.Les bleds gâtés en rendent davantage ; mais l’Amidon n’enest pas aussi beau, & il n’a jamais la blancheur de celui quiest fait de recoupettes & de griots de bon bled. On passeensuite les blancs ; c’est-à-dire , qu’on tire l’Amidon d’untonneau , pour le verser dans un autre , dans lequel on metassez d’eau pour le battre , broyer & délayer avec une pelle debois ; ce qu’on appelle démêler les Blancs. Dès que les blancsfont bien démêlés , on en met dans un tamis de foie fur untonneau bien rincé , jnsqu’à ce que les blancs, qui passent autravers du tamis, aient rempli le tonneau.
Deux jours après cette opération , 011 tire l’eau du tonneau ,jusqu’à ce qu’on soit an blanc qui couvre l’Amidon; on prendensuite un pot de terre où l’on met ce blanc, & après on jetteun seau d’eau claire, pour rincer le dessus de l’Amidon : cettenouvelle rinçurc , mise dans le même pot de terre avec l’eaublanche , ou ie blanc ci-dessus , dépose un Amidon commun.Pour ce qui est de l’Amidon , on le lève du fond des tonneaux;& après bavoir bien rincé, on le met dans des paniersd’ozier,arrondis par les coins , & garnis en dedans de toiles qui nofont point attachées aux paniers : c’est ce qu’on appelle leverles Blancs.
Le lendemain que les blancs font levés, on monte les pa-niers pleins d’Amidon dans un grenier , dont l’aire doit êtred’un plâtre bien blanc & bien propre ; les paniers étant ren-versés fur l’aire du grenier , & TAmidon demeurant à nu ,on divise chaque bloc en seize parties ; on les laisse fur leplancher jusqu’à ce que Peau en soit écoulée : on appelle cettemanœuvre , rompre l'Amidon. Les personnes qui voudroientconnoître la théorie de la fabrication de TAmidon , la trouve-ront expliquée par M. Baumè , dans la nouvelle édition de.fe»Eltmens de Pharmacie Théorique & Pratique.
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