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niers-Cretonniers ne peuvent faire ni fabriquer leur Amidon& Suif de Creton à Paris ; il saur que leurs Manufacturessoient dans les fauxbourgs & la banlieue , à peine de confis-cation des marchandises, & de 1500 liv. d’amende ; & fousquelque prétexte que ce soit, ils ne peuvent s’établirqu’auxlieux où il y aura facilité pour l’écoulement des eaux , &fans une permission expresse de M. le Lieutenant général dePolice.
Malgré les oppositions de diverses Communautés, les Ami-donniers-Cretonniers obtinrent enfin au mois de mars 1744 >des Lettres-.patentes de Sa Majesté, enregistrées au Parlementk IX janvier 1746 , pour autoriser & confirmer leurs Statuts& Réglemens , qui avoient été rédigés en 39 articles, & assu-rer , à leur Corps , le droit de Communauté.
L’Apprentissage est de deux ans ; après lesquels , fur lebrevet quittancé & le certificat de ses services , l’Apprentifpeut être admis à la Maîtrise : le chef-d'œuvre est d’environ.un cent d’Amidon parfait chez l’un des Jurés , lequel Amidon,tourne au profit de la Communauté. Les fils de Maîtres fontexempts de chef-d’œuvre.
Les Amidonniers , ni leurs Veuves, ne peuvent prêter leurNom à qui que ce soit, directement 011 indirectement , pourfaire le commerce d’Amidon & du Creton ; & s’associer avecaucun Maître ou Veuve des Communautés employant f Ami-don , les retirer & loger dans leur maison , sous quelqueprétexte que ce puisse être, à peine de confiscation des mar-chandises en cas dc contravention , & de cent livres d’amendeau profit de la Communauté plaignante; de débaucher lesCompagnons des uns des autres, ni les prendre fans un con-sentement par écrit des Maîtres qu’ils auront quittés, à peinede ;oliv. d’amende.
Les Amidonniers donnent à leur principal Attelier , le nomde Trempis.
Nul ne peut s’établir dans ce commerce fans la permissionde M. le Lieutenant de Police.
AMIRAL. ( le Grand ) Voici l’origtne de ce mot :
Le nom d 'Amiral est emprunté des Arabes qui vinrent parmer fondre en Europe fur les Chrétiens , conquirent l’Ffpa-gne , après avoir couru toutes les mers , & descendirentfur les côtes de France par la Guyenne & le Poitou. Pendantde si longues guerres , les François eûrent souvent commu-nication avec eux ; & comme celui à qui obéissoienr lesautres Chef* de cette armée si puissante fur mer x écoit com-