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d’une Charge de Président en la Cour des Monnoies, dont ilremplit les devoirs jusqu’à la fin de sa vie, avec une régularitéexemplaire.
Après avoir donné aux fonctions , dont il étoit redevableau Public , le tems qui leur étoit nécessaire, il donnoit toutle reste à la lecture des Conciles , des Saints Pères, & desAuteurs Ecclésiastiques , & devint aussi savant en Théologie,que les Docteurs qui renseignent : aussi attaché aux chosessaintes que les Prêtres les plus vertueux , aussi recueilli queles Religieux les plus réglés , il vécut dans 1c siècle fans êtredu siècle. Voilà un abrégé de l’éloge que le Président Cousina fait de ce savant Confrère, dans un des Journaux des Savans,de fan 1696.
Un Livre intitulé , Vindictes Prcedeflinacionis & Gracies,qui parut en 1Ó50 , en deux volumes in- 4 0 ., est le seul fruitqui nous reste du savoir du Président Mauguin : encore s’est-il trouvé dans ces derniers tems, un Ecrivain assez mal in-formé pour l’attribuer au Père Quatremaire , Bénédictin ;mais cet Ecrivain ne connoissoit guère le caractère de ces deuxSavans. Le Père Quatremaire n’étoit point d’humeur à céderà un autre la gloire qui lui appartenoit : & M. Mauguin étoitencore moins d’humeur à s’approprier ce qui ne lui apparte-noit point. S’ilrestoit quelque soupçon sur le véritable Auteurde ce Livre , il n’y a qu’à aller dans la Bibliothèque des Au-gustins de la Reine Marguerite , on y verra le manuscritoriginal du Livre de la défense de la Prédestination & de laGrâce, écrit de la propre main de M. Mauguin. 11 est faitune mention honorable de ce Savant, dans la dernière éditionde Moreri, en 1759.
Entre les Chapelles qui décorent les bas-côtés de cetteEglise, il y en a deux ou trois de remarquables ; celle quiest fous l’invocation de Saint Nicolas, est la plus grande &la plus riche de cette Eglise. Jacques Coytier { les uns écriventCoclier , d’autres Cothier, Cottier , &c. ), Médecin de LouisXI, & Président en la Chambre des Comptes de Paris, ayantfait bâtir une maison dans la rue Saint-André-des-Arcs , &étant devenu par-là Paroissien de cette Eglise, les Marguil-liers lui donnèrent en 1491 , une place pour y bâtir uneChapelle. Elle étoit achevée en 1505 , & Coytier la dota decent livres de r;nte, ce qui étoit pour lors une grosse somme,pour y faire dire tous les jours une Messe, pour laquelle on nedonnoit que trois fous au Chapelain.
Nicolas le Clerc, dit Coytier, Doyen de la Faculté de Théo-logie de Paris , augmenta de beaucoup la fondation de cette