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NOTICE SUR LA BIBLIOTHÈQUE
nommé Cornélius Godensis, qui abordent eeluy quila vient voir de cette sorte :
Qui tibi Grammaticos, qui Rhetores, quique Poetas,Sive Machaonis visere quæris opem :
Sive libet Sophiæ textus, seu gesta PriorumEt legere historias, hue sine fraude veni.
Quicquid Acadeniii quondam schola protulit horti,Seneca quicquid agit, seu Plato doctus babet,Quicquid Eratosthenes, Apuleius et PtolomæusDissent orthogono, tum digito, atque Polo,
Quicquid Aristoteles frenandis tradit Argis,
Seu sacra jura docent; hic reperiri licet.
Quid multis teneor fixum tibi pectore serva,
Quod non Victor habet, nec Regio itlla tenet,
Cresi divitias Vincentem Victor abundeHic aperit gazam plenus amore suam ;
Hoc vel pro tantis contende rependere donis,
Ut nihil abripias nilque perire sinas. »
L’abbé Lebeuf, dans son Histoire de la ville et detout le diocèse de Paris (Paris, Prault, 1 754, in-12,15 volumes) n’a pas oublié la bibliothèque de Saint-Victor : « La bibliothèque de cette abbaye, dit-il,à la page 552 du second volume, avoit commencé,comme les autres du douzième siècle, par quelquesouvrages des Pères, auxquels on avoit joint les écritsdes premiers auteurs de la maison et quelques sco-lastiques. Jean de La Masse, qui en étoit abbé,l’augmenta d’un grand nombre d’autres livres versl’an 1448. On touchoit alors de fort près au tempsauquel l’art de l’impression fut inventé. Cette bi-bliothèque fut pourvue, par les soins de l’abbé JeanNicolaï, d’un gros volume des Épîtres de saint Jé-