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Catalogue de la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Victor au seizième siècle / rédigé par François Rabelais ; commenté par le bibliophile Jacob [i.e. Paul Lecroix] ; suivi d'un Essai sur les bibliothèques imaginaires par Gustave Brunet
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DE LA. BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 51

en touchant cet Aureus Iractatus continens stilumcuriæ , etc. U en existe une autre édition de Paris,sous ce titre : « Antonii Masueri Practica forensis,cui adjectus est libellus de exceptionibus in utroquejure M. Nepotis à Montealbano. »

Si cette édition est celle que Rabelais a eue devantles yeux, on peut croire qu’il joue ici sur le mot f'o-rensis, car la braguette était une pièce du haut dechausses, complètement accessoire, et, en quelquesorte, foraine , qui tenait par des aiguillettes au restedu vêtement. Il se moque ainsi de ces braguettesimpertinentes, qui n’étaient pleines que de vent.Dans le livre III, chap. 8, il démontra plus tardque : « la braguette est la première pièce de harnoysentre les gens de guerre. » Puis, une belle citation leramène à un des livres qu’il avait vus dans la biblio-thèque de Saint-Victor : « C’est, dit-il, ce qui meutle vaillant Justinian, lib. IV de Cagotis tollendis, àmettre summum bonum. in braguibus et braguelis. »Est-il nécessaire d’ajouter que le mot juris rap-proché de braguela semble renfermer une allusionque Molière n’a pas évitée dans ce vers du Tartuffe :

Vous plaît-il un morceau de ce jus de réglisse?

Dans le chap. 21 du livre II, Rabelais a l’air de seSouvenir de la Bragueta Juris , quand il nous repré-sente Panurge, montrant sa longue braguette, etdisant à une haute dame de Paris : « Voicy maistreJehan Jeudy.... Il est gualant et vous scait tant bientreuver les alibis forains....»

On peut supposer aussi que Rabelais a eu l’inten-tion de comprendre dans le mot bragueta tous les