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Catalogue de la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Victor au seizième siècle / rédigé par François Rabelais ; commenté par le bibliophile Jacob [i.e. Paul Lecroix] ; suivi d'un Essai sur les bibliothèques imaginaires par Gustave Brunet
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qui paraît se rapporter à une ordonnance de Fran-çois I er pour l’abréviation des procès.

Le titre cité par Rabelais a quelque analogie aveccelui de deux pièces satiriques qui furent publiées àla même époque, et qui s’étaient emparées du motde réformation , pour piquer la curiosité du public :

« La Reformation des Dames de Paris faicte parles Dames de Lyon (1531), in-8 goth. »

« La Reformation des Tavernes et Cabarets(1530), in-8 goth. «

On pourrait supposer que Rabelais avait en vuela première de ces deux pièces, si elle a été compo-sée, ainsi que nous le présumons, par un poètenommé Maximien, qui s’intitulait l'Advocat desDames , à cause d’un petit poëme qu’il avait publiésous ce titre.

Au reste, Rabelais, dans plusieurs endroits de sonPantagruel, notamment dans les chapitres 37-42du troisième livre, a manifesté son aversion pourles procès. On doit supposer qu’il connaissait leRefugium Advocatorum (Argentorati, 1510, in-4),le Formularium Advocatorum (Hagenoæ, 1503,in-4), et divers autres traités professionnaux, plu-sieurs fois imprimés avant 1532.

42. Le Chatfourré des procureurs.

Rabelais ayant consacré dans son cinquième livredeux chapitres à la peinture des mœurs et du carac-tère des chats-fourrés, qui vivent de corruption,nous sommes tenté de croire que ces chats-fourrésne sont autres que des procureurs du pape, c’est-à-