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Catalogue de la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Victor au seizième siècle / rédigé par François Rabelais ; commenté par le bibliophile Jacob [i.e. Paul Lecroix] ; suivi d'un Essai sur les bibliothèques imaginaires par Gustave Brunet
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« Alberti de Ferrariis tractatus de horis canonicis. bovanii , 1485, in-4. •»

Souvent réimprimé.

« Johan. Moesch, artium et sacræ theologiæ pro-fessons, tractatus de horis canonicis dicendis. Basi-leæ, Joh. de Besikein, 1489, in-4. »

En outre, Gesner, dans ses Partitiones theologicæ(Tiguri, 1549, in-fol.), cite deux fois un traité deJean Eccius, De oratione et horis canonicis , queRabelais semble désigner particulièrement dans cetitre de livre qu’il a supprimé depuis dans les édi-tions postérieures à celle de 1533.

Jean Eccius, d’Ingolstadt, avait fait imprimerdes commentaires sur l’Ethique et la Dialectiqued’Aristote (August.æ Vindelicorum , Joh. Miller ,1517, in-4 et in-fol.). Voilà pourquoi Rabelaisaffecte de confondre le commentateur avec Aristote,auquel il attribue un traité sur la manière de direles heures canoniales. On peut supposer qu’il aurafait disparaître ce titre comme trop analogue à celuique portaient les ouvrages d’Alberto de Ferrariis,de Jean Moesch et de Jean Eccius.

Nous remarquerons, en passant, que FrédéricNausea, évêque de Vienne, en Autriche, un desplus infatigables adversaires du luthéranisme, et quise piquait en même temps d’imiter Aristote en écri-vant des traités sur toutes les sciences, avait publiéà Venise, en 1525, in-8, un volume intitulé : Dedivinis inecclesia officiis vernacula linguaagcndis.Rabelais aurait sans doute, comme Aristote, étéd’avis de dire les heures canoniales en français, s’ileût pensé qu’elles devaient être dites.