DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 235
Le Duchat et Ménagé pensent que le mot brirnbe-lettes signifie jouets d'enfants , car ils le font dériverde bimbelot et de birnbelolier, qu’ils tirent de l’ita-lien bimba. Mais, du temps de Rabelais comme dunotre, les brimbelettes étaient de petits gâteaux secsqu’on emportait en voyage : ce mot-là, en se cor-rompant, a formé bvibelelte et bribe.
Si nous avions trouvé quelque ouvrage relatif auviatique ou à l’extrême-onction, nous ne douterionspas que Rabelais n’eût traité en plaisanterie cesbrimbelettes que les bons chrétiens achetaient àleurs curés pour faire le grand voyage en état degrâce ; mais nous ne connaissons aucun livre de cetemps-là, qui ait été destiné à servir de pâture édi-fiante aux voyageurs de l’autre monde.
Le catalogue des manuscrits de la bibliothèque deSt-Victor, publié par Montfaucon, cite seulement untraité qui ne semble pas avoir été imprimé : RicardiBituricensis, super P iaticum.. Voici le titre détailléde cet ouvrage, d’après l’ancien catalogue . PracticaConstanlini , Montis Cassianensis monachi , quantvocant Fiaticum , cum expositione Gerardi Bitu-ricensis eu jus sunt septem libri, pup. T, n° 18.
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Il y a pourtant différents recueils publiés sousles titres de Viaticum , / iatorium , Peregrinato-rium, etc. Nous indiquerons seulement le Viatoriumseu Instructorium clericorum, que Rabelais pou-vait d’autant mieux connaître, que ce volume avaitété imprimé à Poitiers en 1516.
Nous devons encore, pour le cas où Rabelais n’au-rait pas employé le mot vojageur dans le sens mys-