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Catalogue de la bibliothèque de l'Abbaye de Saint-Victor au seizième siècle / rédigé par François Rabelais ; commenté par le bibliophile Jacob [i.e. Paul Lecroix] ; suivi d'un Essai sur les bibliothèques imaginaires par Gustave Brunet
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DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-VICTOR. 239

le lui rendaient bien et qui devaient lui savoir gréde faire bouillir leur marmite. Remarquons aussique ce hoschepot a une certaine analogie lointaineavec le mot disputatio , qu’on prononçait dispouta-tio, comme hoschepot se prononçait hoschepout.

Il est possible que Rabelais ait aussi trouvé leséléments dudit hochepot dans deux mémoires quecomposa Hochstrat, pour justifier les princes d’Alle-magne qui laissaient les corps des pendus pourrir àla potence :

a Defensio principum Alemaniæ, in eo quod sce-leratos detinent insepultos in ligno. Colonise , J oh.Landen, 1504, in-4. »

« Justificatorium principum Alamaniæ. Colonise ,Joh. Landen , 1 509, in-4. » ,

C’était là, en effet, un véritable hochepot, ollaputrida.

Quant aux perpétuons , ce sont les moines en gé-néral, qui prononçaient des vœux perpétuels et quise perpétuaient in æternuin. Rabelais leur a encoredonné ce nom, dans sa Prognostication Pantagrue-line : a Cagots, Caffarts et Porteurs de rogatons,Perpétuons et aultres, telles triquedondaines, sorti-ront de leursitesnieres. »

Un imitateur de Rabelais, peut-être le fameux li-belliste Guillaume de Reboul, a trouvé ce titre dehochepot assez plaisant pour l’appliquer à un sien re-cueil de facéties satiriques :

« Hochepot ou salmigondi des folz, contenant untrès pur narré et comme la salceparille contre legoutteux, poyvré et maudict edict nagueres saillyà deux potences des (mes fontes de la If ave en Tfol-