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Tome I.
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achevé en 162.4. Louis XIII en posa fa première pierre le 17juillet 1613. Toutes ces eaux , tant du village de Rougis, quecelles de quelques sources des environs , viennent par desrigoles qui ont 6600 toises de longueur; l’aqueduc a environaoo toises de long , & xa de haut dans l'on plus bas. Lesarcades ont près de quatre toises de diamètre, & celles quifont murées en ont cinq. Les éperons ont 5 pieds 4 poucesde large, & 4 pieds 4 pouces par le talus d’en bas. II y a entout 20 arcades ; mais il n’y en a que 9 à jour , sous deuxdesquelles passe la petite rivière de Bièvre . pour se rendre àParis par Gentilly ; d’où, par de fort belles prairies , ellevient aux Gobelins & dans le fauxbonrg Saint-Marceau , oùelle est d’une grande utilité à des Teinturiers &à des Tan-neurs , & se perd ensuite dans la Seine.

Ce bâtiment est soutenu de chaque côté par des piliers &de grands contreforts , qui montent jusqu’à la corniche, la-quelle est aussi soutenue de grands modillons , qui font untrès-bel effet. La conduite des eaux est au-dessus de cettecorniche. II y a un canal au milieu & des banquettes des deuxcôtés , pour pouvoir marcher à pied sec. On a pratiqué entrechacun des contreforts , des ouvertures de fenêtres , pourdonner du jour dans l’aqueduc, dont le dessus est voûté &couvert de grandes pierres de taille.

Les eaux d’Arcueil ont la propriété de déposer un suclapidiftque sur les corps qu’elles touchent. Ces incrullationsfont en forme de fourreaux. Que l’on y jette des morceaux debois , du verre , des fruits, &c. en très-peu de teins l’eauy pratique une enveloppe pierreuse, & l’objet n’est pointpétrifié.

Anne-Marie-Joseph de Lorraine , nommé le Prince deGuise, avoir, dans ce Village situé fur une colline, uneMaison de plaisance qui avoit de grandes beautés , & danslaquelle il nourrissait les oiseaux les plus rares. La rivière deBièvre en parcourt encore aujourd’hui le jardin dans toute falongueur, & lui procure de grands agrémens ; le parterre &le potager font dans le vallon , & règnent des deux côtés decette petite rivière ; mais la plûpart des allées couvertes fonthorizontalement tracées dans la montagne, & fervent, pourainsi dire, d’échelons pour monter de l’une à l’autre.

Les arbres dont elles font alignées, & qui les couvrent deleur ombre , produisent un effet peu ordinaire ailleurs; c’est-à-dire , que plus l’on monte , moins on voit ; au contraire , dela plûpart des autres lieux élevés, où plus l’on monte, plus lavue est étendue.