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ESSAI
le Danois : où il est monstre, par l’explication dusens moral, allégorique, unagogique, mythologique etænigmatique, que toutes choses y sont contenues quiont esté, qui sont, ou qui seront ; mesme que lessecrets de la pierre philosophale y sont plus claire-ment que dans l’ Argenis, le Songe de Poljphile , leCosmopolite et autres. Dédié à messieurs les admi-nistrateurs des petites-maisons. »
Peu de personnes se souviennent d’un pamphlé-taire nommé Le Noble, qui tenta d’opposer aux ad-versaires de Louis XIV l’arme de la raillerie et del’injure, si fréquemment employée contre le grandmonarque , par les réfugiés et par leurs imprimeursen Hollande. Le Noble inséra, dans un de ses écrits(la Pierre de touche politique, 1690), un cataloguede la Bibliothèque du roi Guillemot (Guillaume III,prince d’Orange). Nous transcrirons quelques-unsde ces titres, où l’esprit n’a été mis qu’à dose très-restreinte :
« La Capilotade ou la Religion au jus d’orange,par Burnet, avec un traité de l’inutilité de la pate-nôtre.
« Le Suc d’Orange, composé par un officier desommellerie du roi Guillemot. (Ce livre racontel’histoire de diverses morts arrivées inopinément'.)
1. Il est difficile de dire plus nettement que Guillaume III étaitun empoisonneur. Pareille accusation était d’ailleurs commune àcette époque, et la princesse palatine, mère du llégent, la prodiguedans sa curieuse correspondance. Mlle de Fontanges, Louvois etbien d’autres sont, à ses yeux et incontestablement, les victimes dupoison.