330
ESSAI
« T' Art de faire de Vesprit et d'y mêler celui desautres, par Mlle Arnoux (Sophie Arnould), rue desDeux-Portes, à la Ménagerie.
« VArt de composer sa figure et de rétrécir sabouche, aux dépens du reste.
« Traité d'ostéologie , ou le Squelette des Grâces,par Mlle Guimard, rue de la Planche, à l’Arbre-sec. »
Il faut ranger parmi les livres imaginaires ceuxqu’un littérateur très-médiocre, Mérard de Saint-Just, eut la fantaisie de placer dans le Cataloguedes livres en très-petit nombre, composant sabibliothèque. Il y enregistre des éditions qui n’ontjamais existé, notamment le Voltaire de Kehl,40 volumes grand in-4°, papier velin, reliés en ma-roquin violet doublé de satin blanc. Ce catalogue,imprimé en 1783, chez Didot l’aîné, et comprenanten tout 521 articles, est d’ailleurs curieux.
Un libelliste impudent et méprisable, Théveneaude Morande, enregistra dans un de ses pamphlets(.Mélanges confus sur des matières fort claires,imprimés sous le soleil) plusieurs ouvrages imagi-naires dont les titres sont des attaques contre diverspersonnages de l’époque.
Un écrivain qui fit un peu de bruit dans les pre-mières années de la Révolution, quoiqu’il n’eut qu’untalentbien secondaire, Corsas, publia, en 1 783, sousle titre de l'Ane promeneur, un écrit satirique quivoulait être bien méchant et qui est fort ennuyeux.Il nous appartient toutefois, puisqu’on y rencontre