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portoient a la guerre des drapeaux & des figures, qui croienten dépôt, pendant la paix , dans les bois sacres. Nos Roisalioient prendre de même îa chape de S. Martin lur son tom-beau ; & l'oriflamme dans l'Eglise de Saint-Dcnis , ( à'toitla bannière de cette Abbaye ) & les reportoient lorsque laguerre droit finie.
» Que nos Intendans , dit Charles-le-Chauve, dans ses» capitulâmes, aient foin que chaque Evêque , chaque Abbé» Sc chaque Abbesse fassent marcher leurs Vassaux avec tout» l’équipage de guerre, Sc avec leur porte-enseigne. ( Gunt-» sanonarius, ) ».
Sous le règne de Louis-le-Gros, il fut ordonné que lesVilles & gros Bourgs leveroient des troupes de Bourgeois,pour les faire marcher à l’armce , par Paroisses , les Curésà leur tête , avec la bannière de leurs Eglises. Outre la chapede Saint-Martin & la bannière de Saint-Denis, il y avoirencore l’étendard royal ; mais les figures , emblèmes ou de-vises de cet étendard n’étoient point fixes; chaque Roi leschangeoit, en imnginoit de nouvelles , 88 souvent très-diíié-rentes de celles de son Prédécesseur.
Que voit-on , dit le Cendre , fur les Sceaux de ros anciensRois ? Leurs portraits , des portes d’Eglise , des croix , des têtesde Saints. Il est certain que ni en pierre, ni en métal, ni furles médailles, ni fur les sceaux , on ne trouve aucun vestigevéritable des Heurs de lys , avant I,ouis-!e-Jeune ; c’est fousson règne , vers 1147, que l’écu de France commença d cnêtre semé, Sc que - les Armoiries que prirent les princes,Barons Sc Gentilshommes, pour la seconde Croisade, com-mencèrent aussi à devenir fixes , hétéditaires, Sc des marquesSc distinctions particulières à leurs familles.
Tous les Historiens rapportent qu’en 1085, Robert, filsaîné de Guillaume-le-Conquérant, s’étant révolté contre sonpère , lui porta , dans un combat, un íi furieux coup delance , qu’il le désarçonna ; qu’à certains mots que proféraGuillaume en tombant , Robert l’ayant reconnu , se jetta àterre , lui demanda pardon les larmes aux yeux , & l’aida à serelever. Ce fait prouve que les Armoiries n’étcient pointencore fixes & héréditaires ; car, dès qu elles commencé:entaêtre regardées comme telles, on affecta de les mettre & de lesrendre très-appa^entes fur la cotte-d’armes Sc fur le bouclier;sur-tout les llois & les Princes, afin que l’on vît qu’ils vou-loicnt être reconnus , Sc qu’ils ne craignoient pas dans unebataille d’attirer , à l’endroit où ils seroient, tous les effortsde l'ennemi. La cotte-d’armes de nos Rois étoit bleue, semée