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Tome I.
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3î a AVE

tarum mulierum quct vocantur Béguins de suo acquìfivit; (fcisdem ajfîgnavit , in quá hor.efiè & religioj'e converjàntur , cir-citer quadringixta.il en parloit savamment, puisqu’i] y prê-choit en 1273 , trois ans après la mort de Saint Louis , selonIeP.Echard , tom. 1. pag. 26.5, des Ecrivains de l’Ordre deS. Dominique.

On ne convient pas positivement du tems on les Béguinesvinrent s’établir à Paris; mais on croit communément que cefut vers l’an 12.30. Elles formèrent encore un second établis-sement à Paris en 12.83 , !« r ,es bienfaits de Jean Suivant ,Chefcierde Saint-Méri , & d’une veuve nommée Confiancede Saint-Jacques , qui tirent bâtir & fondèrent une maison& une Chapelle sous le nom de Sainte - Avoye , pour 40pauvres veuves. Cette Communauté commenca plus tard quecelle de la grande maison , mais ausiì elle á fini plus tard :Dubreul dit qu’en 1480, il restoit encore trois veuves, ap-pellées Béguines , dans la maison de Sainte-Avoye, & il ditles avoir vues.

Nous ne savons point ce qui occasionna la diminution &la chute des Béguines , qui occupoient la principale maisonqu’elles avoient à Paris , ni comment une Communauté ,composée de 400 Religieuses en 1273 , étoit réduire à troisen 1480 , lorsque Louis XI donna ce Couvent aux Religieu-ses de la Tierce-Ordre Pénitence e s Observance deM.S. Fran-çois ,Sr ordonna que l’Hórol des Béguines s’jppcIUt déformaisYAve Maria. Les Lettres furent enregistrées au Parlement lepremier mars de la même année, malgré supposition de l’U-niversité à rétablissement des Filles du Tiers-Ordre dans lamaison des Béguines. Louis XI voulut que ce Couvent fûtappelle à l’avenir YAve Maria , par la dévotion particulièrequ’il avoir à la Vierge. Dès le premier mai, de l’an 1472 , ilavoir fait une Ordonnance qui établissoit les trois coups decloche que l’on donne le matin , à midi & le soir , pour faireréciter trois fois YAve Maria. Pour conserver à la postérité lamémoire de sa dévotion envers cette Reine du Ciel, il fitfrapper une espèce de monnoie , ou jetton de cuivre, oùd’un côté étoient les armes de France , entourées de cesmots, Ave Maria , gracia plena ; & de Pautre étoit une Croixfleurdelisée par les bouts , & ces quatre premières lettresA. V. E. M.

II n’y avoir pas encore 1 ans que les Religieuses du Tiers-Ordre étoient établies dans le Monastère de YAve Maria ,qu,on parla d’y introduire des Religieuses de Sainte-Cla'me.

Jean. Beranger , Docteur en Théologie, portant la parole