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Confrérie , dont la Reine se déclara la Protectrice, IsChef & la Régente ; & le 24 mars de l’année suivante,jour de la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs , elle vintdans cette Eglise où elle fut reçue en ces qualités ; les Prin-cesses , Duchesses , & autres personnes qualifiées qui accom-pagnoient la Reine , se firent aussi inscrire dans les registresde cette Confrérie.
La troisième Chapelle du même côté est celle de SaintJean-Baptifle , dont le tableau est de Louis Boullongne. On yvoit le tombeau de Jean-Baptijíe Lulli. Ce monument ren-ferme les cendres des deux plus grands Musiciens que laFrance ait eu jusqu’alors ; c’est-à-dire, de Lambert * ( ouLambert ) & de Lulli. Ce dernier avoit épousé la fille del’autre , & mourut le 11 mars 1687. Michel Camberté toit néà Vivonne , petite Ville du Poitou , à quatre lieues de Poi-tiers. IL a été le premier qui nous ait fait connoître les beautésde la musique & du chant, & la justesse & les grâces de^expression. II mourut au mois de juin 1696 , âgé de 86 ans.Quant à Lulli, on remarquera seulement qu’il étoit Floren-tin ; car d’ailleurs ses ouvrages & l’inscription qu’on va lire lefont assez connoître. Son tombeau est d’un Sculpteur nomméCotton. On y voit aux deux côtés deux pleureuses en marbreblanc, d’une proportion élégante , qui représentent les deuxgenres de musique , celui qui est propre à exprimer les airspathétiques , & l’autre à chanter les airs plus tendres ; & destrophées d’instrumens de musique. Au - dessus est son busteen bronze , accompagné de deux petits Anges de marbreblanc. A11 bas est cette inscription :
Ici repose Jean-Baptiste LUX.LI , Ecuyer, ConseillerSecrétaire du Roi , Maison & Couronne de France & de Jés
* Camlert se fit d’abord admirer par la manière dont il touchoit l’orgue;& devint Sur-intendant de la Musique de la Rcíne-mère , Anne d’Autriche .L’ Abbé Perrin l’associa au Privilège qu’il avoit obtenu de Sa Majesté pourl’Opéra en 1669 , & Lambert mit en musique deux Pastorales, doncl’une est intitulée Pomone. Ainsi, il fut le premier qui donna en Francedes Opéras. Son Ariadne , fa Pièce intitulée les Peines & les Plaisirs deVAmour, &c. furent très-goùtées du Public. Cependant Lulii obtint lePrivilège de l’Opéra en 1672, & fe fit une réputarien supérieure à cellede Lambert: ce qui obligea celui-ci de passer en Angleterre , ou il futSur-intendant de U Musique du Roi Charles 11 , & où il mourut.