( 69 )
La faune des échinides miocènes, découverte dans la Haute-Italiejusqu’à ce jour, compte 22 espèces , dont trois seulement ont leursanalogues vivants ; ce résultat prouve ainsi que les fossiles des autresbranches zoologiques le changement, qui s’est opéré dans le règneanimal et la différence des êtres, qui vivaient alors en comparaison dela faune actuelle. Mais avec cette persuation je ne suis pas de l’avisde ceux, qui prétendent qu’aucune espèce n’a été commune aux divi-sions des grandes époques géologiques, car dans les terrains supercré-tacés les couches pliocènes renferment bon nombre d’espèces, qui ontleurs analogues vivants ; ce nombre d’analogues est bien plus petit par-mi les fossiles miocènes, mais il en existe. Ainsi nous connaissons unvéritable passage qui s’est opéré dans le règne organique , passage prévupar Linné dans son admirable axiome : Natura non facit saltum ; entre-voir et constater ce passage pour toutes les branches zoologiques, en ycomprenant toutes les espèces fossiles et avec une méthode rationelle,hic labor, hoc opus.