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que le Parlement étoit séant à Pontoise, tint aussi les sienne#dans les salles de ce Couvent.
En 1737 , un incendie affreux ayant consumé , le 2.8d’octobre , le corps-de-logis du Palais , où la Chambre desComptes tenoit ses séances , cette Compagnie alla les tenirdans des salles de ce Couvent, & les y a continué jusqu’an 3 demai 1740 , qu’elle alla siéger pour la première fois dans lenouveau corps de bâtiment, construit au Palais, en la placede celui qui avoir été brûlé.
Un vers de Despréaux ( J’aurois fait soutenir un stegt auxAugustins ) auroit fait prendre ce Couvent pour une espècede place de guerre qui a soutenu des sièges, on auroit
Aux Saumaifes futurs préparé des tortures ,si M. Brostete n’en eût donné l'intelligence par cette note :
» Les Augustins de ce Couvent nomment tous les deux ans ,y> en Chapitre, trois de leurs Religieux Bacheliers, pour faire>-> leur licence en Sorbonne, y ayant trois places fondées pour» cela. L’an 1658, le Père Célestin Villiers , Prieur de ce Cou-» vent , voulant favoriser quelques Bacheliers , en fit nom-» mer neuf pour les trois licences suivantes. Ceux qui s’en» virent exclus par cette élection prématurée , se pourvurent-- au Parlement , qui ordonna que l’on feroit une autre no-»> mi,union en présence de Meilleurs de Catinat Ôc de Saveuje ,» Conseillers en la Cour , & de Me. Janart , Substitut dun Procureur-général. Les Religieux ayant refusé d’obéir, la« Cour fut obligée d employer la force pour faire exécuter» son Arrêt. On manda tous les Archers , qui , après avoir» investi le Couvent, essayèrent d’enfoncer les portes ; maisv> ils n’en purent venir ì bout, parce que les Religieux , pré-y> voyant ce qui devoir arriver , les avoient fait murer parn derrière , & avoient fait provision de cailloux &de toutes» fortes d’armes. Les Archers tentèrent d’autres voies : les>-> uns montèrent fur les toits des maisons voisines , pour» entrer dans le Couvent , tandis que les autres travailloient» à faire une ouverture dans la muraille du jardin , du côté„ de la rue Christine. Les Augustins s’étant mis en défense ,» sonnèrent le tocsin , & commencèrent à tirer d'en bas furr> les assiégeans. Ceux-ci tirèrent, à leur tour, fur les Moi-r> nés , dont il y en eut deux de tués & autant de blessés.n Cependant la brèche étant faite, les Religieux eurent la» témérité d’y porter le Saint Sacrement, espérant d’arrêter