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de M. le Duc d’Orléans , son fils. Il pratiqua Ja Médecine àParis avec le plus grand succès , & se fit des amis de la plushaute considéi ation. II eùt des liaisons habituelles avec lespins grands esprits de son tems; & entr’autrcs , avec l’illustreBoileau Despreaux , qu’il venoit souvent voir à Auteuil. Aprèsla mort de ce fameux Poète, il acheta fa maison , & y vécu rdans la plus grande retraite , ne s’occupant que de la grandeaffaire de son salut, & ne se communiquant an dehors, quepour le service des pauvres , auxquels il donnoit abondam-ment des secours de toutes espèces; il y mourut en i/;o, âgéde 87 ans. On raconte que M. de Voltaire , étant un jour allérendre visite à M. Gendron, fit cet impromptu fur fa maison ;
C’est ici le vrai ParnasseDes vrais Enfans d’Appollon :
Sous le nom de Boileau , ces lieux virent Horace ;Esculape y parole fous celui de Gendron .
En 1735 , fut inhumée-, dans le cimetière de cette Pa-roisse , Madame Anne le Febvre d'Ormefson , femme de Henri-Francois d’AgueJfeau , Chancelier de France , un des plus
Í jrands hommes que la Magistrature ait jamais eus. Madamea Chanceliére étant morte à Auteuil, & ayant demandé d’êtreenterrée dans le cimetière, au milieu des pauvres ; on obéità fa volonté, & on couvrit fa sépulture d’une tombe d’airain ,inscrite en boise, & fermée d’un grillage.
L’épitaphe qu’on Ut sur la tombe de cette Dame , est l’ou-vrage de M. le Chancelier. Ce grand Magistrat mourut àPans , le 9 février 1751 ; & ayant ordonné qu’on l’inhumâcauprès de fa chère épouse , son corps fut porté à Auteuil le11 du même mois , & enterré dans le cimetière. On éleva ,fur l’endroit de fa sépulture , une tombe semblable à celle deMadame la Chanceliére , avec une épitaphe. Deux ansaprès (en 1753) MM. d'Agueffeau firent transporter plusloin de l’Eglife , & proche l’entrée occidentale du cimetière ,ces deux tombeaux , à la tête desquels ils ont fait ériger , furune magnifique base de, marbre noir , une haute pyramided’un marbre différent, qui supporte un globe , au-dessus du-quel est une croix de cuivre doré. C’est le Roi qui a donnéles marbres qui entrent dans la composition de ce mo-nument.
Sur les pieds de la pyramide , font des inscriptions enlettres d’or, dont on fera mention , après avoir rapporté lesépiraphes de Monsieur & de Madame d'Aguejseau, Pour suivre