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tres biens situés à Paris. L’Archevêque Jean-François deGondi permit, le 30 juillet 1649, à huit Religieux, tantPrêtres qu’autres , de s’y établir , à condition de ne pointquêter, de ne rien entreprendre contre les droits de l’Egliseparoissiale ou succursale , & de ne point prêcher à la mêmeheure. Les statues de Saint-Denis & de Sainte-Margueritefont au-dessus de l’autel. La concession de l'Archevêque ap-pelle ce lieu Belleville fur Sablon. Le Fondateur de ce Cou-vent ayant donné un fonds situé en la censive del’Evêque, lesReligieux lui constituèrent une rente en í66;.
Cette montagne fournit des eaux pour la commodité deParis. On parloir de leur aqueduc dès l’an 1457. L’utilité deces eaux est reconnue par deux inscriptions qu’on voit dans lePère Félibien , dont la première est du XV e . siècle. Voye[Aqueducs.
II y a un canton de la paroisse de Saint-Merry en ces côtés-Ià , appellé la Fosse aux Flamands , dans la dîme duquel lePrieur de Saint-Eloi avoir été maintenu en 1360. Nous fai-sons cette remarque , à cause que ce nom de lieu paroît êtrerelatif à quelque déroute des Flamands.
BE-LLEVUE. ( la Maison Royale de ) De toutes les mai-sons de plaisance qui , par l’agrémenr de l°ur position , ontmérité le nom de beauféjour , beauregard , beauvoir ou bel-védère, comme disent les Italiens , il n'en est point que l’onpuisse comparer au château de Bellevue , situé près deMeudon, entre la rivière de Seine , & ce qu’on appelle com-munément la garenne de Sèvre , ou le bois des Cotinitrs.
Cet élégant édifice est redevable de son existence à uneDame de goût, qui protégeoit les Arts & qui les cultivoit,Madame la Marquise de Pompadour.
Cette Dame ayant eû un jour occasion de passer par l’en-droit qui fait aujourd’hui remplacement de ce Château , futvivement frappée de l’étendue , de la richesse & de la beautéunique du point de vue qui fe présentoir à ses yeux. Ce pre-mier aspect peignit d’abord à son imagination tous les agré-mens que l’ongoûteroit dans une habitation , d’oùl’on jouiroitd’tine perspective aussi brillante ; mais comment entreprendrede bâtir avec succès fur un fol, qui ne présentoir de toutesparts que des difficultés presque insurmontables ?
C’éroit effectivement un terrein aride , montagneux, ab-solument ingrat, & nullement susceptible d’embellissemens.Ces obstacles ne rebutèrent point Madame de Pompadour,& elle ne douta point qu’elle ne réuílìroit à contraindre la