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Tome II.
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CAR.

Fauflìne , la mère, & d 'Antonia , apparemment pour payetle passage de la barque à Caron. Voye{ Sauvai , tome III tpage 3 3 j.

L’on voit dans la vie de Sœur Marie de l’Incarnation , parM. Duval , que lorsque les Carmélites vinrent en France ,on les appella Carmelines. Une Carte de la ville de Paris , &les Livres imprimés vers ce temps-Ià , ne parlent point autre-ment. On dit que le changement de Carmelines en Carmélitesest venu des dévots , qui, ne pouvant souffrir le mot deCarmelines , à cause de son analogie avec Carmelin , baladinfameux de ce tems-là, accoutumèrent le peuple de Paris aunom de Carmélites , selon son étymologie latine.

CARMELITES , ( Religieuses ) de la rue Chapon.

Catherine d’Orléans , Demoiselle de Longueville, qui avoitcontribué à Rétablissement des Carmélites dti fauxbourgSaint-Jacques , voulut encore être la principale Fondatrice deleur Couvent dans la rue Chapon. Dans ce dessein , elle fitacheter l'hôtel des Evêques de Châlons, situé devant le cime-tière de Sainr-Nicolas-des-Champs. Cet hôtel très-considéra-ble par son étendue, fut vendu cent vingt mille livres parCofme Clause , pour lors Evêque de Châlons. Les Carméli-tes y entrèrent en 1619; mais le contrat de vente n’en futpaffe q u'en iôai. L'Eglise de ce Couvent est assez ornée. Letableau du grand autel est de Simon Vouè't , mais ce n’est pasle meilleur qu’il ait fait.

CARMELITES de la rue de Grenelle , fauxbourg Saint-Germain.

Ces Religieuses qui ont un Couvent dans cette rue , fontune colonie venue du ytaiul Couvent cjucllcs um dans la rueSaint-Jacques ; mais elle a séjourné en chemin, & voicicomment.

Au mois d’avril 1656, le Roi Louis XIV accorda des Let-tres-patentes portant permission aux Mères Prieure & Reli-gieuses du grand Couvent des Carmélites du fauxbourg Saint-Jacques , & à fa très-chère cousine Anne-Marie-Chrétiennede Foix de la Valette , pour lors nommée Anne-Marie deJésus , Religieuse Professe audit Couvent , d’établir uneCommunauté de Religieuses Carmélites en la rue du Bou-loir , pour leur servir de retraite & de refuge à Tavenirencas de troubles & de nécessité publique, & pour être unedépendance inséparable dudit grand Couvent ; à conditionqu’on n’y pourroit recevoir aucune Religieuse à Noviciat ,