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4 e) a prétendu qu'ils dévoient se nommer les Frères de N .D. des Carmes , ou Charmes du mont , à cause de la Chapellesusdite, qui leur avoit été donnée; & que le mot carme oucharme est le nom des arbres de cette espèce , au milieu des-quels se trouvoit la Chapelle , comme le surnom de t hardon-neta été donné à l’Eglise de S’aint-Nicolas, relativement au•grand nombre de chardons qui couvroient les lieux où on l’abâtie. Les Carmes aggrandirent depuis leur Eglise par leslibéralités de Jeanne d’Evreux , troisième femme de Charles-le-Bel , qui fit vendre une prodigieuse quantité de joyaux &de pierreries, & leur en donna l’argent par une Lettre datéede Bécoijèl , en 1349. Cette Reine alîista à la Dédicace, quien fut faite le 16 mars 1353 , par Gui de Boulogne , Cardinal& Archevêque de Lyon. ( Coy. la note de la page fuiv. )
Les Carmes étendirent encore leur Couvent en 1384 , parl’addition d’une maison qui leur fut vendue par Jean Baffe ,Ecolier Danois , laquelle étoit contiguë 8 c le nommoit leLollege deDace, Ce Collège étoit fonde par Hugues Dacy ouDarcy , 6ce. Evêque de Laon. Ceux qui le possédoient setrouvant chargés de dettes, furent obligés d’en sortir, 8 c d’envendre une partie aux Religieux Carmes, & l’autre aux Et u-diansdu Collège de Laon, qui, en 1509 & 1515 ,y firentbâtir deux corps d’hótel à leurs frais & dépens. And. du Chef-ne, Antiq. de Paris , pag. > 15 > Il paroi t, dit M. Jaillot , qu’iln’y a qti’une partie de ce Collège enclavé dans le Couvent deces Religieux.
Pour peu qu’on y salle attention , il fera aisé de reconnoî-tre les deux bâtitnens qui forment l’KpJife des Carmes. Laplus ancienne de ses deux portes , est celle de la rue de lamontagne ; on en jugera par la situation du bénitier , qui estau dehors de l’Eglise, autrefois place ordinaire des bénitiers.La porte principale , ou le grand portail, est dans la rue deSaint-Hilaire , appellée à présent la ruesses Carmes. La réu-
lí-Bel ou de Philippe-ie-i-ong? l)ans ce cas ces Religieux fe feroient-iísadressés au Pape .Icati XXII > pour obtenir la pertniillon de construire uneEglise ou Oratoire , & les autres bâtimens nécessaires à des Religieux : siles Célefiins ciiíìenr été établis au lieu qu'occupent les Carmes, n’y au-roient-ils pas eu jne Chapelle ! Ceux ci s’en seroieut servis, & n’aurcieutpas été obligés d’en faire bâtir une , dans laquelle on célébra solemnclse-ment la première Messe le r 5 octobre 1318, ácc. Rcc, fur Far, Qho’ r,S, Benoit,