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& orner comme elle ejl présentement ■ & après avoir fait faire tiicave qui est dessous , pour conserver les précieuses mânes de Mes-sieurs & Mesdames ses Ancêtres, & rendre ses devoirs à despersonnes Jt illujlres , il a , pour le repos de leurs âmes , fondéde nouvelles prières , suivant l’acle qui en a été passé avec lesReligieux de cette Maison devant Lambon & le Jeune , Notairesau Ckátclet de Paris , le n décembre de ladite année.
LéonPotier, Duc deGêvres, avoir épousé en 1651, Marie*Françoise-Angélique du Val de Fontenay-Marcuil , dont ileut le Duc de Tresmes , le Cardinal de Gêvres, & plusieursautres garçons , dont deux font morts avant leur père, qui leura fait mettre ici les épitaphes qu’on va rapporter. En 1703 , ilépousa en secondes noces Marie-Renée de Rouillé de la Che-nelaye , de laquelle il n’eut point d’cnfans , & mourut le 9décembre 1704, âgé de 84 ans.
Voici les épitaphes de deux de ses enfans morts avant lui :
A la Gloire de Jesus-Christ,
Et à la mémoireDe François de Gcvres ,
Chevalier de Malte, fils de très-hautês très-puissant SeigneurMonseigneur le Duc de Gêvres , Pair de France , Chevalierdes Ordres du Roi , premier Gentilhomme de la chambre de SaMajesté, & Gouverneur de Paris , s’étant dévoué dès fa jeunest’eà la défense de la Religion Chrétienne ,se rendit à Malte à l’ágede t y ans , pour y faire ses Caravanes. II donna, aufji-tôt desmarques de son courage contre les Infidèles pendant plusieurscourses qu’il fit en mer. Le Grand-Maître lui ayant permisd’aller avec d’autres Chevaliers assister les Vénitiens , & leuraider à chasser les Turcs de la Morée , ce fut dans cette expé-dition fi périlleuse , que ce jeune Chevalier fit davantage paroitreson intrépidité, son ardeur & son qèle pour la soi à la prise deplusieurs places & combats contre les ennemis du nom Chrétien,ou il se trouvoit toujours dans ies endroits où le danger étoit pluso r and; de forte qu’après plufieurs aaions de valeur, il Jut un.de ceux qui montèrent les premiers a Vassaut , lorsque les Chré-tiens j’e rendirent maîtres de la ville de Coron , & ce fut fur labrèche de cette importante place , qu’il rencontra une mort glo-rieuse pour sa mémoire ; mais très-douloureuse pour ceux qui ont