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constitutions qui furent faites en 1461, il fut aussi ordonnéque ce feroit dans ce Monastère que se tiendroient à l’avenirles Chapitres de la Congrégation de France.
Les Célestins portent pour armes d’azur une longue croix,entortillée d’une S d’argent, qui est le chiffre du Saint-Efprit,Spiritus-Sanâus, fous l’invocation duquelaétébâtie la maisonde Sulmone en Italie, Chef de cet Ordre. En France, la croixest acostée de deux fleurs-de-lys d’or, qui font une concessionde Philippe-le-Bel.
Le Lecteur nous saura peut-être gré de lui mettre fous lesyeux l’origine de l’ancien proverbe , voilà un plaisant Céles-tin ! Richelet dans son Dictionnaire au mot Célestins , ditl’avoir appris du Père le Comte, Célestin. Voici comme ils’explique : » Il me difoit qu’autrefois à Rouen , Capitale de» Normandie , les Religieux de son Ordre n’étoient exempts» de payer l’entrée de leur boisson , qu’à la charge qu’un» Frère Célestin marcheroit à la tête de la première des char-» rettes, fur lesquelles on conduisoit le vin , & sauteroit» d’un air gai en passant auprès de la maison du Gouverneur» de la Ville. II ajoutoit qu’un jour un de leurs Frères parut» devant les charrettes plus gaillard que tous ceux qu’on avoit„ vus auparavant, & que le Gouverneur s’écria, voilà encore» un plaisant Célejlin ! c’est-à-dire , un Célestin qui, en ma-in tière de sauts & de gambades, l’emporte fur tous ses Com-« pagnons. On donne aujourd’hui un sens satyrique à ce pro-» verbe; car , lorsqu’on dit à un homme, vous êtes un plaisant» Célestin, on marque à cet homme, qu’il n’a pas le sens tout-m à-suil droit ».
CELLE-LEz-Saint-Cloud , ( la ) ou près de Bougival.Ce Village , dont l’étymologie signifie demeure , réstdence fest situé à trois lieues de Paris, vers le couchant, fur les hau-teurs, à une lieue au-delà de Saint-Cloud, au rivage gauchede la Seine , dont il n’est séparé que par la colline. Ce paysqui n’a point de labourages , est couvert de vignes & d’arbresfruitiers. L’Eglise est sous le titre de Saint-Pierre. La nomi-nation de la Cure appartient depuis le XIIL. siècle au moins,à l’Abbé de Coulombs, au diocèse de Chartres, de qui dépen-doit aussi le Prieuré de Saint-Germain-en-Laye.
CENSEURS ROYAUX , ou Censeurs de Livres. Nom quel’on donne aux Gens de Lettres, chargés du foin d’examinerles Livres qui s’impriment. Ce nom est emprunté des Cen~
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