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Tome II.
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approbation , sous peine de perdre pendant six mois l’hon-noraire & les privilèges attachés au Doctorat, & pendantquatre ans le droit d’approuver les Livres. Elle fit encoreplusieurs autres Réglemens, mais qui ne firent qti’aigrir lesesprits. Enfin, en 1623 l’harmonie cessa tout-à-fait dans laFaculté, à l’occasion d’une question de Théologie , qui par-tagea tous les Docteurs : il s’agissoit de décider si I’autoritédu Pape est supérieure ou inférieure à celle des Conciles.Chacun prit parti dans cette affaire , chacun écrivit pour sou-tenir son opinion. Le Docteur Duval, chef de Pun des deuxpartis, craignant de se voir accabler par les écrits multipliésde ses adversaires , obtint du Roi des Lettres-patentes en162.4, qui lui attribuèrent, & à trois de ses Confrères , àl’exclusion de tous autres, le droit d’approuver les Livres,avec une pension de 2.000 liv. à partager entre eux. CesLettres de création chagrinèrent la Faculté, qui se voyoitdépouiller d’un droit qu’elle croyoit devoir lui appartenirtoujours. La pension d’ailleurs accordée aux quatre nouveauxCenseurs , lui parut déshonorante pour des gens consacréspar état au maintien de la faine doctrine. Elle fit remontran-ces fur remontrances, & ne cessa de demander avec instancela révocation de ces Lettres ; mais elle ne put l’obtenir : leRoi, au contraire, les confirma par de nouvelles , dans les-quelles il étoit dit que par la fuite ces quatre Censeurs créés

E ar Lettres-patentes, seroient pris dans la maison de Sor-onne, & élus à la pluralité des voix dans une assemblée , àlaquelle seroient appellés deux Docteurs de la maison deNavarre. Cette espèce U’aduiicisTemcnt ne satisfit point en-core la Faculté ; elle continua , mais inutilement, ses solli-citations. La discorde régna plus que jamais parmi les Doc-teurs ; & pendant plus de trois ans , les nouveaux Censeursessuyèrent tant de désagrémens de la part de leurs Confrères,que Duval, en 1626, prit enfin le parti de se démettre, enpleine assemblée , de ses fonctions de Censeur. On ne fait pasbien positivement si , après cette démission de Duval, lesLettres-patentes, qui avoient été données singulièrement enfa faveur, furent supprimées ou non ; mais il paroi t par diffé-rons décrets des années 1628 , 1631 & 1642, que la Facultérecommença, comme par le passé , à charger des Docteurs del'examen des Livres, & qu’elle prit les précautions les plussages , pour empêcher les approbations inconsidérées. Sonhonneur & ses intérêts le demandoient : cependant, tous sesfoins furent inutiles ; il s’éleva dans l’Eglise des disputes furJa grâce, qui donnèrent naissance à une prodigieuse quantité