r
— 41 —
qui doit faire regretter la perte des mémoires deSylla, d’Auguste, de Septime Sévère et d’autresgrands hommes : ils ont plus ou moins bien in-spiré, dans les temps modernes, un nombre con-sidérable de livres analogues; chacun de cesderniers écrits, selon son authenticité et le rôlejoué par l’auteur, apporte un contingent de lu-mières à la science de l’histoire, mais il faut sedéfier des passions et d’une personnalité tropdirectement intéressée à altérer les faits.
Il y a donc dans les archives diverses dupassé, et d’autant plus pour les époques moinséloignées, il y a dans les lettres intimes, lesmémoires, les actes plus ou moins publics,et même dans les monuments anciens, unemine bien féconde pour l’étude de l’histoire.:c’est quelque chose de la vie passée qui a échappéà la faux du temps ; le devoir de l’historien estd’exhumer, de s’approprier, de ranimer ces pré-cieux restes. Il est toujours dédommagé de sonlabeur par l’intérêt et le succès de ses écrits, oùrenaissent pleins de vie les hommes et leschoses.
IV •
« Les antiquités ou les débris des histoires,