de portée, et quelquefois de jugement; il nepeint et n’instruit pas.
Cet écrivain spirituel, et d’un travail facile,est plus connu par ses contes de fées, restés popu-laires; par son frère Claude à qui l’on doit leLouvre ; par sa dispute avec Boileau, sur lesanciens; il aurait, peut-être, dû mieux apprécieret imiter ceux-ci, au point de vue du style, dela composition, de la pensée et de l’intérêt, sur-tout dans un genre où. ils sont restés inimitables.
XV
Les Vies des hommes illustres de la France,depuis le commencement de la monarchie jusqu’àprésent, par d’Auvigny.
L’auteur, soldat aventureux, brave et ambi-tieux, fut tué à Ettingen, en 1743, à l’âge de30 ans, laissant, dans douze volumes, soixante-neuf notices de ministres et de généraux; il con-sacre cent pages, environ, par Vie. Le quart deces biographies se rapporte à des hommes cé-lèbres.
Il y a des anecdotes curieuses, des faits peuconnus, de l’imagination, de l’esprit, mais peu