Z21 C H E
au plus tard , à Pusage du Monastère de Chelles , par lecuelil paroi t que les plus grandes solennités étoient suivant le ritdu Diocèse. Le chant de ce Livre est sans clef & fans lignes jce qui en montre P antiquité.
11 y avoit auprès du Monastère de Filles un Couvent d’hom-mes , suivant l’ancien usage ; & il est vraisemblable que cefur l’Oratoire de S. Georges, substitué par Sainte Bathilde àl’anciennc Basilique de ce Martyr, que Sainte Clotilde avoitconstruite, qui servit d’Eglise aux Moines quicéle'broient lesMesses des Religieuses , &c. Mais ces Religieux se séculari-sèrent par la suite , ou bien l’Abbesse ne voulut plus avoirque des Prêtres Séculiers. II est certain qu’au commence-ment du XI1L. siècle, cette Eglise de Saint-Georges étoit furle pied d’une Paroisse, puisqu’en 1203, on se servoit du termede Paroissiens de Saint-Georges , & qu’il fut réglé alors quele Curé de Saint-André du bourg de Chelles ne pourroit obli-ger ces Paroissiens de venir à son Eglise.
Le Clergé de l’Eglise de Saint-Georges, du tems de l’Ab-besse Mathilde de Nanteuil, qui siégea depuis 1250, jusqu’en1274 , étoit amovible à sa volonté , sans en excepter leChef-cier ; & dans ce même tems, ces Ecclésiastiques se qualifioientde Chanoines. La fuite fait voir qu’ils furent érigés en espècede Chapitre, puisqu’on trouve qu’en l’an 1474, il fut fait unepermutation de la Cure de Montevin , contre un Canonicat( Canonuatus ) de Saint-Georges de Chelles , &c. L’Or-donnance, par laquelle Etienne Poncher , Evêque de Paris,en fit la suppression le 13 juillet 1513 , les qualifie tels. CePrélat mit en leur place six Moines réformés ; ce que le RoiLouis Xll confirma. Cca Religieux nllèronr jusqu’à prendredes Novices qui faisoient professer, parmi eux.
Par la suite , vers l’an 1600, l’Abbesse Marie de Lorraine■ prit pour ses Chapelains des Bénédictins Anglois, du nombredefqucls fut le savant Walgrave. Quelques années après , cesBénédictins s’étant retirés , les Hermites de Saint-Augustinleur succédèrent , à la faveur apparemment d’un Couventqu’ils ont au bout du pont de Lagny. Enfin , Madeleine de laMeilleraye , Abbesse , obtint que ce fussent des Bénédictinsde la Congrégation de Saint-Maur , qui fissent les fonctionsspirituelles dans son Couvent, & ils y furent admis le i mai1637. Tels furent les différents sorts de l’Eglise de Saint-Georges de Chelles > dont les Bénédictins occupent le fond dixcôté de l’orient, qu’ils qualifient d’Eglise de Sainte-Croix ,& où ils font leur Office en particulier : la partie antérieure ouoccidentale sert de paroisse sous le véritable titre de Saint-