LES FORÊTS
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35690 hectares restaurés d’office par l’administration,sont venus se joindre 51350 autres hectares, volontai-rement reboisés soit par les communes, soit par les par-ticuliers (principalement par les premières dans les Alpes,par les seconds dans les montagnes du centre) avec lesecours de l’Etat, ce qui a porté l’étendue des surfacescomplètement régénérées à 87 040 hectares.
Ce n’est là qu’un commencement. On a évalué l’en-semble des terrains montagneux susceptibles d’être reboi-sés à 1 133 000 hectares, et à 140 ans la durée des tra-vaux nécessaires à l’achèvement de.cette opération gigan-tesque. Un effort de 140 années aura-t-il de quoi nousdécourager? Il nous semble qu’au contraire il paraîtrabien peu de chose si l’on réfléchit qu’il est destiné àguérir et qu’il guérira certainement un mal qui date devingt siècles. Aucune tâche plus urgente ne se présenteà nous, pas même celle de remanier à notre gré la figurede la ferre, de percer les isthmes qui nous gênent. Icic’est nous qui avons dérangé l’ordre de la nature; hâtons-nous de le rétablir.
(Pyrénées-Orientales) pour les pins à crochets, à Aubagne (Bouches-du-Rhône) pour les pins d’Alep, à Fontainebleau pour les pins syl-vestres. Enlin elle favorise la substitution des troupeaux de vachesà ceux de chèvres et de moutons, qui ruinent les pâturages, enaccordant des subventions aux associations pastorales des Alpes etdes Pyrénées pour la fabrication du fromage en commun.