Band 
Tome II.
Seite
435
JPEG-Download
 

COL 435

*uX Arts ; & peu avant fa mort, arrivée au mois de má152.8 , il drelia des llatuts , qui furent confirmés en 1329 ,par Albert de Raye , Evêque de Laon , lorfqu’il accepta lasupériorité de ce Collège, loue cequ’on vient de dire du Col-lège de Laon , ne souffre point de difficulté : il n’en est pas demême de ce que l’on va dire.

Le Maire, & les deux favans Bénédictins qui ont donnél’Histoire de la Ville de Paris, rapportent qu’en 1339, Gérardde Montaigu , Avocat-général au Parlement de Paris , légua,par son testament, atix Boursiers du Collège de Laon , famaison appellée i ’ Hôtel Ju Lian-J'or, 1 ! est aller extraordinaireque dans un aussi petit espace de terrain que celui qu’occu-pent le Couvent des Carmes & le Collège de Laon , il y eûcdeux maisons différentes , qui se nommassent la Maison duLion Ik l ’Hôtel Ju Lion. Au reste, cela est singulier, sans êtreabsolument impossible ; mais il est encore plusmal-aiséd’en-rendre ce que les deux Historiens Bénédictins ajoutent ; sa-voir , que le C -liège de Laon paya, en 1508 , pour sa partde {'acquisition du Collège de Dace , 8x4 liv. II n’est parlénulle part de cette acquisition faite par le Collège de Laon, &les deux Historiens que l’on vient de citer nous ont assuréque la possession du Collège de Dace demeura au>: Carmes.Le Couvent de ces Religieux étui t (Bailleurs si angujlié , qo’onne doit pas supposer qu’ils en aient vendu une partie au Col-lège de Laon. Voilà donc deux faits de ('Histoire du Collègede Laon que nous ignorons, & que , selon les apparences,nous ignorerons long-tenv:.

Les Boursiers du Collège de Laon quittèrent leur ancienCollège en 1340 , devinrent s’établir dans l’hôtel du Lion-el'or, situé entre la rue Saint-Hiiaire ou de; Carmes , & cellede la montagne Sainre-Geneviève. Ils s’y sont logés commo-dément, &ont fait bâtir dans la fuite un grandcorps-de-lugis,qui donne dans la rue des Carmes.

Le Fondateur avoir établi, dans ce Collège, un Principal,un Chapelain & soiie Boursiers ; mais plusieurs particuliersont sondé depuis de nouvelles Bourses en faveur des pauvresEniiisnscn Philosophie , en Théologie , en Droit & en Mé-decine, & cet établissement aproduit des Sujets excellens ,qui ont brillé dans ces quatre Facultés.

M. Coupn , Président en la Cour des Monnoyes de Paris,mort le 26 février 1707 , fit, par son testament, une fonda-tion à oerpétuicé au Collège de Beauvais, pour six Boursiersdestinés à l’Etat ecclésiastique , qui doivent être nourris ,-entretenus & défrayés de tout, depuis la Philosophie, jus-

£ e ij