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eur tems. Ils jouèrent fur le théâtre de la Trinité' ; mais lesReligieux de cette Maison, fatigués du scandale que ccs farcesoccalionnoient, obligèrent les Confrères à en sortir. Ceux-cilouèrent une partie de l’iiòtel de Flandres , & s’y établirent ;mais ils furent encore contraints de placer ailleurs leur théâtre;& pour ne pas être exposés à changer si souvent, ils achetèrentl’ancien hôtel de Bourgogne , & l’ayant fait accommoder àleurs usages , ils y continuèrent leurs représentations. Ilseurent ordre , quelques années après de ne jouer à l’avenirque des sujets profanes & honnêtes, & de ne plus entremêlerdans leurs jeux aucunes scènes , qui eussent rapport auxMystères de notre Religion. Les Confrères de la Bastion , quiétoient des efpeces de Religieux , aimèrent mieux quittertout-à-fait leurs spectacles , que de cesser de représenter deschoses saintes. Ils louèrent donc leur théâtre à une troupe deComédiens, déjà formée depuis que les farces étoient à lamode , & ils se réservèrent deux loges , qui furent appelléesLoges des Maîtres , pour assister aux spectacles gratis , toutesles fois que bon leur sembleroit.
II y avoir un autre théâtre à Paris, outre celui dont onvient de parler. Les Clercs de la Basoche, qui s’étoient rendusrecurnmandabks depuis long-tcms , à cause de leur poésie »avoient obtenu la permission de jouer leurs ouvrages en pu-blic. Ils composèrent des pièces , sous le titre de Moralités ,dans lesquelles ils personnifièrent les vertus & les vices. Ilsy joignirent des farces , qui étoient des espèces de satyrescontre cequ’il y avoir à Paris de plus respectable par le rang& la naissance. Cet abus fut réprimé ; le Parlement, en con-tinuant de permettreaux Basochiensde jouer des farces, leurordonna de supprimer tout ce qui pouvoir blesser la réputa-tion des particuliers Sc choquer la pudeur. Comme nos Co-médiens ne se conformèrent pas toujours à cette loi , ils enfurent souvent punis, soit par la prison, soit par l’inrerruptionde leurs jeux.
Outre les trois théâtres dont on vient de faire mention ,c’est-à-dire, celui de la Trinité , celui de l’hôtel de Flandres& celui de i’hôtel de Bourgogne, qui est occupé aujourd’huipar les Acteurs de la Comédie Italienne , on en comptoir en-
Hiocquï d’elle ; & on lui ôte h tlvare & les habits I’ontisicaus , qu’elleprofancú. M, de Súm-Foix , Estais Historiens fur Paris , com. IV, pag,S ; t" /ais 1,
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