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Tome II.
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admirable encore ci devant pour quelques bustes & figure»antiques , & par ces deux captifs de marbre, du dessin & dela main même de Michel-Ange , qu’/-.‘í/i/v, dernier Duc deMontmorenci, donna en mourant , l’an 163a, au Cardinal deRichelieu.

D'autres y ont remarqué un Christ mort que le Roffoavoit peint pour le Connétable Anne , avec beaucoup d’étude& de perfection. Ce Peintre Italien étant venu en i tance , fitplusieurs tableaux des actions de brançois I, & le Prince luifit donner un Canonicat de Notre-Dame de Paris. 11 mouruten 1541. Comme le Connétable vécut dans un teins où l’oncommença à voir beaucoup de remuemens , on lui suggérade faire mettre, sur la principale porte de ce Château , cecommencement d’une Ode d’Horace , dont le premier mottaisoic une allusion, mais puérile, au nom d’Ecouen.

JEquam memento rébus in arduisServare mentent ....

On croiroit plus volontiers que le Connétable Anne deMontmorenci ayant bâti ou rétabli le Château d’Ecouen autems de fa disgrâce , qui dura depuis 1540 , jusqu’à la mort<le François I, voulut se rappelles ce vers d’Horace , pour«'animer à soutenir son exil avec dignité.

Le pavé de la courétoit autrefois tort estimé pour fa beauté,8C par une espèce de labyrinthe qu’on y avoit formé de pierresde diverses couleurs. Ce Château appartient à M. le Prince deCondé, dans l’auguste Maison duquel, la succession de« Ducsdc Montiiiuienci a pâlie.

Ce fut à Ecouen que fut donné le fameux Edit du mois dejuin 1559, qui puni: de mort les Luthériens. Les Ducs deBourgogne & de Berry furent reçus en ce Château par M. lePrince, le 6 juin 170;, & y dînèrent. Cette terre est l’une decelles fur lesquelles les Montmorenci assignèrent le plus derevenus pour les Monastères & pour les Pauvres.

II y a des vignes au voisinage d’Ecouen , en tirant sur lechemin de Villiers-le-Bel, & fur le même chemin se voit unejolie Chapelle du titre de Sainte Anne.

ECRITAUX du nom de chaque rue. Pour donner la facilitéaux étrangers de se reconnoître dans les rues de Paris , M.Hérault, Lieutenant-général de Police, fir, en 1728 , mettredeux feuilles de fer blanc au coin de chaque rue , & une à