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Tome III.
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rue Saint-Antoine ;il est établi fous le titre de Sainte Jeanne',Elles font six Sœurs qui ont fait leur Noviciat dans la maisonde Saint-Antoine. Elles font établies pour l’instruction despauvres de la Paroisse de Saint-Médard.

Elles prennent des Pensionnaires, à qui elles enseignent àlire, à écrire & à travailler, conformément aux ouvrages deleur sexe.

FILLES de tInflruBion Chrétienne. Cette Communautédoit son établissement à Marie de Gournay , veuve de DavidRousseau , Marchand , demeurant au fauxbourg Saint-Ger-main-des-Prés , qui ayant reçu de plusieurs Dames de piété ,des sommes d’argent pour acheter une maison dans ce Faux-bourg , qui fût convenable pour y loger un certain nombrede veuves ou de filles vertueuses , capables d’enseigner gra-tuitement de pauvres filles à louer & à servir Dieu , & à fairedes ouvrages pour gagner leur vie , donna fa maison ruePot-de-fer , & y établit quatre ou cinq femmes veuves ou filles,nommées par les Dames Fondatrices & par ladite DameRoujseau , qui en eut la conduite & la direction jusqu’à samort.

Le Prieur & Grand-Vicaire de l’Abbaye de Saint-Germaindonna des Statuts à ces veuves & filles maîtresses , auxquelselLs se soumirent , & les ont toujours observés depuis. Cellequi est à la tête de cette Communauté , n’a d’autre titre quecelui de Sœur aînée. Les Lettres-patentes du Roi qui autori-sent cet établissement, sont datées de Rethel, & du mois deseptembre i6;y ; mais elles ne furent registrées au Parle-ment, que le 17 de février ióóa. Dans cette maison , il y aune Chapelle, où l’on solemnise la Fête de la Conception dala Sainte Vierge, qui en est la Fête titulaire.

FILLES cf- la Madeleine. Voy. Madelonettis.

FILLES de la petite Union Chrétienne , rue de la Lune.François Bertkelot , Sécrétasse des Commandemens de Marie-Victoire de Bavière , Dauphine de France , & Marie Reg-nault , fa femme , avoient fait bâtir une maison dans la ruede la Lune à la Villeneuve-sur-Gravois , & y avoient faitmettre cinquante lits pour autant de soldats estropiés & in-valides ; mais cet établissement ne put se soutenir faute desecours sufiìsans ; d’ailleurs le Roi venoit de pourvoir à cesdisgrâces du fort des armes, par le magnifique Hôtel dejInvalidas qu’il avoit fait bâtir. Louis-Antoine de Neaillîs ,