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les injures du tetns avoient ruiné. C’est dans cette cour quelogent les Secrétaires d’Etat, & plusieurs des principaux Offi-ciers du Roi. On va naturellement de cet endroit à la Cha-pelle desservie par des Religieux de la Sainte Trinité & de laRédemption des Captifs , que Saint Louis y établit au retourde son premier voyage de la Terre-Sainte , où plusieurs deces Religieux l’avoient suivi avec leur Général. C’est doncSaint Louis qui fit bâtir ici une Eglise ou Chapelle en l’hon-neur de la Sainte Trinité , Sc qui y fonda & dota un Couventde cet Ordre , par sa Charte du mois de juillet de l’an 1159.Cette Chapelle avoir son entrée sur le terrein où est aujour-d’hui l’escalier du fer-à-cheval, & le chevet répondoit àPendrait où est à présent l’escalier qui conduit à la galeriedes Réformés.
Cette Chapelle subsista jufqu’en 152.9, que François Idésirant étendre Sc augmenter les bâtimens de ce Château ,la fit abattre, & bâtir, fous le même nom de la Trinité ,celle que nous voyons, qui est située entre la cour du chevalblanc & le jardin de la Reine. Sa longueur est de vingt toises,fa largeur de quatre , & fa hauteur de huit fous-clef de lavoûte. Dans fa larg ur, ne font point comprises les 16 Cha-pelles voûtées qui règnent au pourtour , huit de chaque côté.Certe Chap: Ile n’eut d’autrc ornement que son architecture,jufqu’à Kenri-Ie-Grand & à son fils Louis XÍ 1 I , qui Pontfait embellir successivement de peintures & des autres ou-vrages singuliers qui s’y voient. Le pavé est à comparti-mens de marbre très-rare, de diitérentes couleurs. La voûte£c les Chapelles brillent par l’ov de leurs ornemers, Lc lemaître-autel est encore au-dessus par ses colonnes , par sesfigures , par ses riches ornemens , & par les bronzes de sontabernacle , qui sont de Girardon , & n'ont été faits que fousLouis XIV. Les peintures font de Martin Fréminec, Parisien,un des plus fameux Peintres de son terne.
Louis XV , dans le voyage qu’il fit à Fontaineleau , enI73S , ordonna qu’on changeât une partie de la décorationintérieure db cette Chapelle. Le grand-autel qui s’élevoìtjufqu’à la voûte , fut diminué , & on fit au-dessus dans ren-foncement qui est derrière , une magnifique tribune pareilleâ celle de Versailles , où l'on plaça les orgues , & les Musi-ciens , qui n’étoient auparavant que fur deux balustrades,à droite & à gauche , au niveau des colonnes du grand-autel,en forte que le son des voix & des instrumens ne portoit quede côté.