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» grand avant-chœur & un grand chœur, au bout duquel sont» dâux autels, un de chaque côté de la grille. Vis-à-vií 1» chaque autel, contre le dernier pilier du chœur , de chaque» côté, font deux épitaphcs de marbre en symmétrie : du» côté droit, celui de Saint Gelais Lansac-Lusignan ; du côté» gauche , celui de M. de Perefixe , Archevêque de Paris ,» avec son cœur au haut. Le tombeau de la Comtesse de Tou-» louse , Fondatrice , est élevé au milieu du chœur. Le grand» autel, qui est sous !e rond-point, est accompagné de quatre» petites colonnes , avec des rideaux de l’une à l’autre, de» la couleur du jour , comme dans une ancienne Cathé-» drale n. Ces anciennes décorations ont été changées, & l’onen a fait d’autres aux dépens d’une Dame retirée dans ceCouvent.
Le chœur de cette Eglise , que nous appellerions la nefdans une autre , est plus bas que le chœur : il est accompagnéd’une aile de chaque côté, & le tout est proprement voûtéen pierres : ce qui fait croire , ou que ce vaisseau a été bâtidepuis rétablissement' du Couvent, ou que st c’étoit là 1 E-glise des Paroissiens du Village , qui fut cédée aux Religieu-ses , c’étoit quelque puissant Seigneur qui l’avoitfait cons-truire. Une preuve qu’il y a eu du changement, c’est quel’on voit encore , proche le grand portail, la porte de la Pa-roisse dans le côté ; ce qui prouve au moins que le peuple aentré autrefois clans cette Eglise par le bout de l’aile méridio-nale de la nef, du côté du chemin public. Les vitrages foutencore les mêmes.
Cette Eglise prit le nom de la Sainte Vierge , lorsque lesReligieuses y surent introduites.
La Règle de Saint-Victor cessa peu-après d’être observéeexactement à Gercy. En , la Reine Claude dc France ,épouse de François I, pria le Parlement de faire réformercette Abbaye , de même que celle d’Hières , & douze Reli-gieuses Bénédictines de Montmartre eurent ordre d’y aller lamême année. Depuis ce tems , le gouvernement fut changéà Gercy , & l’Abbesse devint triennale ; il n’y en eut quedeux , après quoi François I en nomma une perpétuelle.
L'Abbesse Jeanne dû Puy de Vatan rendit la réforme en-core plus régulière , en ôtant tout propre aux Religieuses,& les obligeant de quitter les meubles d’argent, & de garderla clôture. L’habit blanc , qui étoit celui de la plûpart desMaisons de FUles Bénédictines , avoir aussi été conservé jus-qu’alors ; mais elle le fit changer en noir. Madame Françaisede Pérésixe de Beaumont , sœur de l’Archevêque de Paris,