MOT L5y
Contre les murs, en forme de mausolées, les portraits detoute la famille d'Amboil'e , entr'autrcs celui du Cardinal :la plûparrsont à genoux , habillés suivant le costume de leursiécle. On remarque une detni-rourelie en faillie, fermée parde grands vitraux assez bien peints. Au-dedans de certe tou-relle , est un grouppe dc quatre figures , de grandeur natu-relle , d'une bonne main , & très-bien dessinées pour letemps. La Sainte Vierge y est représentée tenant le Corpsde 1 . C, descendu de la Croix , Le couché fur les genoux. Onmontre fur la muraille de la cour de cet Hôtel, le diamètrede la cloche appellée George d'Ambaifc , qui est dans unedes tours de la Cathédrale de Rouen. On assure quec’est danscette cour qu elle a été jettée en fonte. On voit encore danscer Hôtel un jardin fur une terrasse fort élevée , & qui est unreste du Rasais des Thermes , fur les ruines duquei cet Hôtela été bâti. Voy. Palais des Thermes. Les Nonces duPape ont souvent demeuré à PHôtel de Cluni. 11 appartient àl’Abbaye de ce nom. Le sieur Vincent , Imprimeur-Libraire ten occupe ies piuiwbeaux appartemens.
HOTEL de CrOissy. Quart. Montmartre , rue Vivienne.Bâti par Jacques Tubeuf, une des créatures de la Reine Anned’Autriche & du Cardinal Mazarin. II a appartenu à M. deColhert, Marquis de Croissi , Ministre & Secrétaire d’htat,dont il retient encore le nom. Le Maréchal de Benoits l’aoccupé long-rems.
-- n'ESTRÉES. Quart. Saint-Gcrmain-des-Prés ,
rue de l’Univers:té. Bâti en 1700 , pour Marguerite-ThérèseRouillé, veuve de Jean François, Marquis de N o aille s,épouse en secondes noces d’ Armand- Jean de Vignerod, Ducde Richelieu Si de Fronfac , qui lui donna le nom à’Hôtel deRichelieu, qu’il porta jusqu’à la mort de la Duchesse. Lajouissance en a p?> fié au Duc d ’EJirées & à Lucie-Félicité deNouilles , sa femnne. Après leur mort, cet Hôtel est revenuau Comte de Noatlles.
->—DE Grammont. Quart. Montmartre, Conti-nuation de la rue Sainte-Anne. Démoli en 1767 ; & fur fortemplacement, on a ouvert la rue de ce nom , qui aboutit auBoulevard. Il avoir appartenu à Monerot, dont le nom estencore connu des gens d’assaires. Il étoitfort grand, & accom-pagné d’un beau jardin. Les Ducs de Grammont l’ont possédépendant trois ou qqpatre générations.