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Sur-intendant des Finances ; le Cardinal Mandrin & J. B.Colbert n’oublièrent rien dans la fuite de tout ce qui pouvoitcontribuer à futilité & à la salubrité de ce Jardin. Guy de laBroffe , qui en eut l’intendance , fit sa première Leçon publi-que en 1640.^11 attribue mal-à-propos son établissement àJean Rvbtn , a’qui Hçnri IV donna effectivement une modiquepension pour la culture d une petite collection de plantesqu’on lui avoit apportées des pays étrangers , mais qu’il con-fèrvoit dans un jardin particulier. Alors le Jardin du Roi néconsistoit que dans l’étendue qu’occupe le parterre aujour-d'hui. Dans la fuite , le Jardin-Royal fut négligé , maisrelevé par MM. Valot & Fagon , qui le repeuplèrent d’uritrès-grand nombre de plantes , qu’ils avoient fait venir de§pays étrangers, du Languedoc , de la Provence , des Alpes& des Pyrénées , & dont le catalogue se monta en 1665, kplus de 4000 , fous le titre de Horius Regius. Depuis le 7janvier 1699, la Sur intendance en fut affectée au premierMédecin du Roi ; mais en 1718, elle fut donnée à P. Chirac ,premier Médecin du Duc d’Orléans , Régent ; & après famort, en 1731, le Roi la donna , par commission , au sieurdu Fay , de l’Académie des Sciences ; & enfin en 1739 , SaMajesté y nomma le sieur le Clerc de Buffon , de l’Académiedes Sciences. Le Roi s’est réservé la nomination du Démons-trateur , sous-Démonstrateur, Professeurs , Officiers, Jardi-niers & Domestiques de cë Jardin. Les Leçons s’y font gra-tuitement en juin & juillet. On’y démontre la Botanique , la’Chymie, l’Anatomie & la Chirurgie. Les MM. de Jujjieu, An-toine Sc Bernard y ont démontré pendant nombre d’années laBotanique. Tout le monde connoît le mérite singulier de cesdeux grands hommes , Sc leur réputation est trop étendue ,pour entreprendre ici leur éloge. Nous en disons autant deM. Rouelle , célèbre & habile Démonstrateur de Chymie ,dont l’expérience & les découvertes surpassent celles de tonsles Professeurs de son Art. Nous devons aussi la même justiceaux grands Maîtres qui donnent leurs Leçons dans l’amphi-théâtre de ce Jardin. Voy. Figaniol de la Force , je. vol. de faDefcrip. de Paris , p. zj4 & fuiv.
Actuellement le Jardin-Royal est vaste & agréable. On ledivise en haut & bas Jardin. Le premier étoit une monticulequ’on appelloitle champ ou la butte des Coupeaux où dominoitun moulin à vent. Cette petite montagne est pratiquée aujour-d’hui en spirale , que l’on nomme Communément Labyrinthe.Lorsqu’on est parvenu au haut de cette butte , on jouit d’pnevue très-étendue Sc très-magnifique. Quelques Auteurs pré-
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