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Le lendemain 2.8 , le Prince de Conti , M. Picolomini ,Nonce du Pape, la Duchesse d’Aiguillon, plusieurs Prélats,& autres personnes de distinction assistèrent à ses obsèques.11 a été béatifié par un Décret du Pape Benoît XIII, donnéle 13 août 1729 , & enfin canonisé par le Pape Clément XII,le 29 juin 1737. Ce Pape a ordonné, par la Bulle de canonisa-tion , que le 19 juillet de chaque année, on en fera la mémoirecomme d’un Saint Confesseur non Pontife.
Les Prêtres de la Mission font, après deux ans de Proba-tion ou de Séminaire , quatre vœux simples , de pauvreté ,d’obéissance , de chasteté & de stabilité, dont ils ne peuventêtre dispensés que par le Pape, du moins quant aux trois pre-miers ; car pour le quatrième , le Supérieur-général le leurremet quand il lui plaît. Ces Prêtres font ainsi engagés à laCongrégation, fans qu’elle le soit à leur égard , pouvant lescongédier quand elle le juge à propos.
LEÇONS Publiques , ou Cours publics de Sciences &Arts. II y a dans cette Capitale un grand nombre de Maîtres,dans tous les genres, qui se font un honneur & un amuse-ment de donner gratuitement des Leçons publiques touchantles Arts qu’iis professent. Quelques-uns cependant exigentune somme modique pour le temps du Cours , qui ordinai-rement ne dure que pendant un hiver.
On peut donc à dissérens jours recevoir chez ces Citoyenszélés des leçons de Mathématiques , d’Histoire Naturelle,de Chymie, de Physique expérimentale , ( outre le Coursfondé au Collège de Navarre ) d’Archirecture , de Langue &Littérature Françoise , de Langue Angloile & Italienne, deBotanique , d’Anatomie , de Chirurgie , de Maladies diver-ses, d’Accouchemens , &c. &c. &c.
II j^a jusqu’à des Coësseurs d’hommes & de femmes quidonnent'des Leçons publiques chez eux , & tiennent desclasses pour enseigner ce métier , qui ne l’est plus , maïs quiest devenu un art très-difficile. Les dessins singuliers , onpourroit même dire monstrueux , de certaines coè'ffures , enparant la tête de celles qui les portent, détournent les re-gards qui devroient se fixer d’abord sur le visage ; en sortequ’on ne considère plus que la hauteur & la largeur excessivesdes bonnets, qui font ornés de plumes de toutes qouleurs ,d’arbres , de fruits , de fleurs , de berceaux, d’allées , departerres, & d’autres singularités incroyables soutenues d’uneinfinité de boucles de cheveux symmétriqiument rangées entoutes fortes de sens, & poudrées de poudre rouge. 0 temporal