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Tome III.
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& couvert d’arbres. On y avoir planté autrefois la machinenommée Estrapade , pour la punition des Soldats Gardes-Françoises , qui étoit auparavant fur les fossés de la PorteS. Jacques , nommés communément la Place de l 'Estrapade.

Ce Marché fe tenoit encore en 1687 fur le terrein oùl’on a bâti la rue Neuve-des-petits-Champs , la rue deGailiion & d’Antin, l’hôteld’Antin, aujourd’huide Richelieu,& la rue de Louis-le-Grand. Avant Tannée 1760 , cet endroitétoit une place vague ; mais cette même année il a étéconstruit un pavillon , pour y tenir la police pendant leMarché.

Dans ce commerce , le Marchand qui vend les chevaux,■'est garant que de trois vices , la pouffe , la morve & lacourbature ; mais dans ce cas , l’Acheteur n’a que neufjours pour intenter son action contre le Vendeur.

C’est M. de Sartine , alors Lieutenant-Général de Police ,qui a formé cet établissement tel qu’il est aujourd’hui 3auparavant ce Marché étoit presque inhabitable pendant lesmauvais temps.

MARCHE aux fleurs & aux arbustes ( le ) fe tient tousles mercredis & samedis de chaque semaine, fur le quaide la Mégisserie, ou de la Ferraille. On y trouve des fleursde chaque saison , des oigpons ou graines de ces fleurs, desarbustes de toutes espèces, fruitiers & autres charmilles,buis , (sc.

On y vend aussi toutes sortes d’oiseaux , & tous les Di-manches on y en apporte , & on y en vend comme forains.

MARCHE d.’Agueffeau. II a fa principale entrée dans larue basse du Rempart. Joseph-Antoine d’Agueffeau , Con-seiller honoraire au Parlement, M. de Champeron & la Damede la Vergue , obtinrent un Arrêt du Conseil du 26 Jan-vier 172.3 , & des Lettres patentes le 6 Février suivant, en-registrées au Parlement le 5 Mars, & au Châtelet le 23 dumême mois , qui leur permettoient d’établir un marché dansun grand marais , situé entre les rues de Suresne & du Faux-bourg S. Honoré. II parut dans la fuite plus avantageux derapprocher ce marche de la Ville , & l’on choisit l’empla-cement où il est aujourd’hui. André Mol de Lurieux , Avocatau Conseil, Propriétaire du terrein , le céda , fous la con-dition qu’il feroit intéressé pour un quart dans le privilège.Cette translation fut autorisée par de nouvelles Lettres pa-tentes données au Camp d’Alost le 16 Août 1745 , eme-