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donné par le Roi Charles VI aux Marguilliers de S. Jean enCrève , pour être converti en un cimetière qu’on a depuischangé en un marché des mieux fournis de Paris.
MARCHE - neuf (le) commence au portail de SaintCermain-le-Vieux , & finit à un des bouts du Pont SaintMichel. Ce marché étoit dans la rue de l’Orberie ; elle étoitdtoupée , c’est-à-dire bouchée du côté du marché-Palu. Ostvoiten effet dans Dubreul, qu’en 1557, fous le règne d’HenriII, on ouvrit le passage de la rue de l’Herberie , mainte-nant dite le Marché-neuf. Sous le règne de Charles IX ony fit construire une halle au poisson & deux boucheries cou-vertes , dontily en avoit une à'chaque bout; mais depuisquelque temps on ena abattu une , & il ne reste plus quecelle qui est du côté du Pont S. Michel ; elle est enrichied’ornemens sculptés par Gougeon : on y lit l’infcription quifuit.
Régnant
CHARLES NEUVIEME,
Roi de France.
De VOrdonnance de Mejjîre Nicolas Legendre , Chevalier ,
\Seigneur de Villeroi , Prévôt des Marchands , Nicolas Bour-geois , Jean de Bray, Maître Jacques Sanguin & Claude Hervé,Echevins , ces édifices furent parfaits Pan mil cinq centsoixante-lmit.
Et le 4 Juin de cette même année, on ordonna aux Mar-chands de poissons & d’herbes qui fe tenoient près le petitChâtelet, de venir s’établir dans ce nouveau marché. Leschoses ont ainsi subsisté jusqu’en 1734, que le Ros, parles Lettres patentes du 9 Septembre, ordonna la démolitionde douze maisons , & accorda le péage du pont-rouge à laVille à titre d’indetnnité.
MARCHÉ-Paeu, ( rue da) quartier de la Cité. C’estI’espace qui commence à l’extrêmité du petit pont, entre larue neuve de Notre-Dame, la rue de la Calandre & cellede Saint Christophe. Elle étoit connue sous ce nom au trei-zième siècle, & il ne paroi t pas qu’eile en ait changé de-puis. L’Abbé Lebeuf dit qu’eîle étoit si aquatique, qu’il afallu deux termes synonymes pour l’exprimer; car, dit-il,marchei ou marchais , signifioit autrefois un lieu marécageux.