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Tome III.
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permis cri 1637 de former une Communauté de Chanoinesréguliers de fa Congrégation de France dans le Prieuré deNanterre , on y établit un séminaire qui fut d’abord dans lamaison du Curé , & dont les Séminaristes reccvoient de luien cérémonie la loutanne violette. En 1641 , M. SubletdesNoyers fit obtenir du Roi des Lettres-Patentes pour con-firmer cet établissement , lesquelles furent enregistrées lel8 Juin. La Reine Anne d'Autriche voulut être Fondatricede cette Maison, & en posa la première pierre le 16 MarsI652 , & fut reçue par l’Abbéde Sainte Geneviève. On mitdans cette pierre quelques médailles d’or & d’argent, dontl’inscription étoit telle : Anna Auflriaca Franc. & Navarr.Jiegina in B. Genovefam , Urbis adeoque Orbis Gallici Pa-tronam eximium pietatis monumentum primarium hune & an-gularem lapident posuit nomine & titulo Fundazricis,annoDomini164.x , Urbani VIII ,Pontijicatûs XIX, Ludovici XIII, 31.

Comme cette Maison sc trouva en état de contenir centPensionnaires , & qu’on y enseigna les Humanités, l'Uni-versité de Paris lui intenta procès auGrand-Confeil, a u sujetde ces écoles; M. le Père Fronteau obtint un Arrêt en faveurde fa Congrégation.

C’est dans ce Bourg que les Religieuses Chanoinesses de$. Augustin de Chaillot prirent naissance. Paul Beurier >Curé de Nanterre , Lubin Heurter son frère , & Claude Beurierfa sueur, consacrèrent ce qui leur restoit de bien , pour yfonder un Couvent de Filles de cet Ordre, après avoirobtenu routes les permissions nécessaires de l’Archevêque,de l’Abbé de Sainte Geneviève & autres. Paul Beurier mandade S. Etienne de Rheims deux Religieuses, dont l’unefutdésignée Prieure par l’Archevêque , & l’autre , Maîtresse desNovices , & commencèrent à former le nouveau Couvent dutitre de Sainte Geneviève, auquel le Père Beurier , nomméSupérieur par l’Archevêque, donna des constitutions. Voy.t, z , p. 66.

Nanterre est un des lieux les plus anciens du Diocèse deParis. Le baptême de Clotaire II y fut fait. En 1346 lesAnglois y mirent le feu comme à Saint Germain-en-Laye, &c>

NATTIERS. Ce font les Ouvriers qui, avec de la paille,du jonc, du roseau , ou antre écorce facile à se ployer éc«'entrelacer , font des espèces de tissus que l’on nomme vul-gairement nattes , dont on se sert pour tapis de pieds, ougarantir les tapisseries de l’humidité. Nous n'avons encorepu rien recueillir d’intéressar.t fur la création de cette Gom-!