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Tome III.
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écho, un théâtre & un labyrinthe. La volière consistoit enplusieurs bâtimens, & étoit située vers le milieu du quaides Tuileries , ainsi qu’on le peut vcir dans le plan de Parisque Gambouji fit graver en 165a. L’écho étoit au bout dela grande allée , c’est-à-dire , an bout du Jardin , & étoit en-touré d’une muraille de deux toises de haut, arrondie endemi-cercle de vingt-quatre pieds de diamètre , & cachéepar des palissades. Auprès de cet écho, du côté de la porteSaint-Honoré , étoit l’orangerie , comme elle y est encore,& auprès étoit une espèce de ménagerie , où il y avoit desbêtes féroces. Dans le bastion qui tenoit à la porte de laconférence , & qui fut construit en 1581 , étoit un grandterrein qui fervoit de garenne , &à une des extrémités du-quel, entre la porte de la Conférence & la volière , étoit unchenil que le Roi Louis XIII donna à Renard , par Brevetdu 10 Avril 1630 , à condition qu’il défricheroit ce terrein,& qu’il le remplirait de plantes & de fleurs rares; en secondlieu, qu’il donneroit 2000 livres au nommé Raschal qui avoirsoin des chiens du Roi ; en troisième lieu , qu’il bâtiroit àses dépens un chenil à un autre endroit ; quatrièmement,qu’après fa mort , ses héritiers pourroient retirer les fleurs& les plantes qui s’y trouveroient, ou du moins qu’on leuren tiendroit compte. Ce brevet fut confirmé par un autredu dernier jour d’Août de l’an 1630, par lequel le Roil’assuroit qu’il ne le dépoíséderoit peint de son jardin, qu’aprèsl avoir récompensé.de toutes les dépenses qu’il y avoit faites;& que si on venoit jamais à le joindre aux Tuileries , dès-lorsil lui en donnoit la conciergerie par avance.

Comme il est fort parlé de ce jardin dans les Mémoires dela minorité de Louis XIV, il ne fera peut-être pas inutilede faire un peu connoître Renard , & l’on devinera aisémentl’usage qu’on íaisoit de son Jardin & des raisons qui lui don-roient tant de réputation. Cet homme qui avoit été Valetde Chambre du Commandeur de Souvré , avoit de l’esprit,étoit souple , obligeant, & se connoissoitfort bien en meu-bles , & fur-tout en tapisseries. II en faisoit apporter chez lutdes plus bédés, L en vendoit aux personnes de qualité,même au Cardinal Ma^arin , qui se plaisc.it quelquefois àconverser avec lui sur ce sujet. Dès que Louis XIII lui eutdonné ce terrein , il y fitun jardin extrêmement propre,qui , par fa situation & par l’honnêteté du Maître , devint lerendez-vous ordinaire des Seigneurs de la Cour , & de toutce qu’il y avoit de galant dans ce temps-là. Quoique lesFrondeurs ne voulussent pas laisser entrer le Roi dans Paris,